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La République démocratique du Congo et le Rwanda ont signé vendredi, sous les auspices des Etats-Unis, un accord de paix visant à mettre fin au conflit dans l'est de la RDC, qui a fait des milliers de morts, Donald Trump saluant "un nouveau chapitre d'espoir." "Aujourd'hui, la violence et la destruction prennent fin et toute la région entame un nouveau chapitre d'espoir et d'opportunités, d'harmonie, de prospérité et de paix." a déclaré le président américain à la Maison-Blanche aux côtés des ministres des Affaires étrangères des deux pays. "C'est un jour merveilleux," a-t-il ajouté à propos de cet accord qui doit également déboucher, selon lui, sur l'obtention par les Etats-Unis de droits miniers en RDC.

La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé vendredi 27 juin au Département d’Etat américain sous la supervision de Marco Rubio un accord de paix destiné à mettre fin à plus de trente ans de conflit. Dans la même journée, le président Donald Trump signe une lettre de félicitations alors qu'il rencontre le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Rwanda Olivier Nduhungirehe et la ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo Thérèse Kayikwamba Wagner à la Maison-Blanche

Quand les grandes puissances font la guerre par procuration Imaginons ce scénario géopolitique : Les États-Unis attaquent l’Iran, prétendant défendre Israël. La Chine critique Washington, mais n’intervient pas directement. La Russie promet un soutien à Téhéran, renforçant ainsi une alliance stratégique. L’Iran riposte, non contre Israël directement, mais en ciblant un allié américain comme le Qatar. Simultanément, la Russie intensifie la guerre en Ukraine, détournant l’attention mondiale. Ce scénario reflète la réalité d’un monde où les superpuissances évitent la confrontation directe, préférant manipuler les conflits via des acteurs secondaires. Les civils, eux, paient le prix fort.

Dans le théâtre mondial contemporain, les grandes puissances se déguisent tour à tour en pacificateurs, victimes et justiciers. De la crise entre le Congo et le Rwanda, à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, en passant par l’escalade entre Israël et l’Iran, les puissances mondiales prêchent la paix mais financent la guerre, souvent par procuration

Les acteurs du secteur des ressources naturelles, notamment l'agriculture, ressentent ces effets de manière différenciée, selon le genre. Il est de plus en plus reconnu que les femmes sont particulièrement vulnérables, car elles représentent une part importante des populations pauvres et dépendent davantage des ressources naturelles menacées. Les disparités de genre se manifestent dans les rôles, les responsabilités, la prise de décision, l'accès à la terre et aux ressources, ainsi que dans les opportunités. À l'échelle mondiale, les femmes ont un accès limité aux ressources essentielles, telles que la terre, le crédit, les intrants agricoles naturels, les instances de décision, la technologie, la formation et les services de vulgarisation, ce qui entrave leur capacité à s'adapter aux changements climatiques. 

Au XVIe siècle, sous le règne du roi de France, Henri IV le Grand, son Surintendant des finances, le Duc de Sully, dans l’ouvrage «Les Œconomies royales,» évoque la France d’alors «Labourage et pâturage sont les deux mamelles dont la France est alimentée, les vraies mines et trésors du Pérou.» Cette citation fait un parallèle extraordinaire quand 65% des terres arables non cultivées dans le monde se trouvent en Afrique. 

Pour comprendre cette recomposition en cours, il ne suffit plus de parler d’influence des grandes puissances, il faudra aussi s’intéresser à la manière dont les décisions sont prises, aux perceptions des dirigeants et aux jeux internes qui influencent leurs choix. C’est ce que révèle l’approche dite de la Foreign Policy Analysis, en s’intéressant moins aux États comme blocs monolithiques qu’aux décideurs, à leurs intérêts, leurs contraintes et leurs perceptions du monde.

La région MENA n’est plus simplement le théâtre de rivalités entre puissances extérieures, elle est devenue le terrain d’une bataille plus complexe, où se croisent stratégies globales – de Washington à Moscou, en passant par Pékin – et ambitions régionales portées par des puissances régionales comme l’Iran, la Turquie, Israël, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite ou le Qatar

Un projet d'accord de paix élaboré par les Américains consulté par Reuters, stipule qu'une condition de signature est le retrait des troupes, des armes et du matériel rwandais du Congo. L'authenticité du document a été confirmée par quatre sources diplomatiques, qui ont affirmé qu'il avait été rédigé par des responsables américains, indique l’agence Reuters.

Dans l’accord de paix et de coopération économique que les Etats-Unis promeuvent actuellement entre la RDC et le Rwanda, Washington a prévenu Kigali qu’il «ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.» La Maison Blanche conditionne en effet la signature de tout deal au retrait de tous les soldats rwandais de provinces du Nord et du Sud-Kivu à l'est de la République démocratique du Congo (RDC) selon «des sources proches du dossier» citées par l’agence Reuters. Une condition qui sonne comme un camouflet pour le régime rwandais et qui fait voler en éclats ses explications de son soutien au groupe armé M23