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On lui reproche : De ne pas avoir formé ni équipé l’armée nationale ; D’avoir affaibli les FARDC en les infiltrant avec des anciens rebelles ; D’avoir éliminé des généraux patriotes, mettant à mal la chaîne de commandement ; D’avoir été la marionnette de Paul Kagame, compromettant la souveraineté du pays ; D’avoir laissé l’économie s’effondrer, abandonné la justice, la santé, l’éducation…

En République Démocratique du Congo, le président honoraire Joseph Kabila est devenu le point focal de toutes les critiques. Huit ans après la fin de son règne, il est encore accusé de tout : de l’échec militaire à la crise économique, en passant par l’effondrement des institutions. On semble croire que la solution aux problèmes du pays passerait par la "mort" politique – voire physique – de Joseph Kabila.

Les Nations-Unies ont, à plusieurs reprises, confirmé la présence des militaires rwandais dans les rangs du groupe M23, des officiers qui conduisent les opérations militaires et participent aux combats.

Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a voté tard dans la nuit du jeudi 22 mai, à une écrasante majorité, la levée de l'immunité de l'ancien président Joseph Kabila accusé d’être l’instigateur avec le parrain rwandais, de la rébellion du M23. Le vote à bulletin secret, a obtenu 88 voix pour, et 5 contre

Les Nations-Unies ont, à plusieurs reprises, confirmé la présence des militaires rwandais dans les rangs du groupe M23, des officiers qui conduisent les opérations militaires et participent aux combats.

La justice militaire de la République démocratique du Congo (RDC) a officiellement sollicité la levée de l’immunité parlementaire de Joseph Kabila, ex-président et actuel sénateur à vie. Elle souhaite engager des poursuites contre lui pour des accusations particulièrement graves : crimes de guerre, crimes contre l’humanité, trahison et participation à un mouvement insurrectionnel.

Dans ce contexte, l'accusation récente visant Kabila - présenté comme le soutien occulte du M23/AFC - interroge : sommes-nous face à une réalité sécuritaire inquiétante ou assistons-nous à une diversion politique visant à détourner l'attention d'une gouvernance en échec ? Pendant ce temps, le peuple congolais, otage des querelles d’élite, voit ses espoirs s’éroder au rythme d’une misère grandissante.

Depuis plusieurs années, la rivalité entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila façonne les dynamiques politiques de la République démocratique du Congo. Après avoir écarté le Front commun pour le Congo (FCC) de la gestion du pays et sollicité un second mandat sur la promesse d'un nouveau départ, Tshisekedi se heurte aujourd'hui à un bilan difficile et à une crise sécuritaire majeure à l'Est