Depuis plusieurs années, la rivalité entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila façonne les dynamiques politiques de la République démocratique du Congo.

Fondateur & PDG, Easy Cargo Freight International
Après avoir écarté le Front commun pour le Congo (FCC) de la gestion du pays et sollicité un second mandat sur la promesse d’un nouveau départ, Tshisekedi se heurte aujourd’hui à un bilan difficile et à une crise sécuritaire majeure à l’Est
Dans ce contexte, l’accusation récente visant Kabila – présenté comme le soutien occulte du M23/AFC – interroge : sommes-nous face à une réalité sécuritaire inquiétante ou assistons-nous à une diversion politique visant à détourner l’attention d’une gouvernance en échec ?
Pendant ce temps, le peuple congolais, otage des querelles d’élite, voit ses espoirs s’éroder au rythme d’une misère grandissante.
Rappel du contexte politique récent
Première élection de Tshisekedi sous l’ombre du FCC ;
Rupture politique : création de l’Union sacrée ;
Second mandat appuyé sur des promesses ambitieuses mais encore non réalisées ;
Résultats mitigés : insécurité persistante et aggravation de la pauvreté.
Les accusations contre Kabila : fondées ou stratégiques ?
Tshisekedi accuse Joseph Kabila d’être le « patron » caché du M23/AFC ;
Contradiction : en parallèle, des négociations sont ouvertes avec ces groupes rebelles ;
Absence de preuves publiques concrètes ;
Hypothèse : une diversion pour masquer les insuffisances du pouvoir en place.
La peur d’un retour politique de Kabila ?
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) reste une structure politique forte malgré son affaiblissement ;
L’opposition est faible et peu structurée ;
Tshisekedi utilise-t-il la menace Kabila pour justifier ses propres échecs ?
La peur d’un retour politique plus organisée pèse en arrière-plan.
Le grand oublié : le peuple congolais
Le quotidien des Congolais ne cesse de se détériorer ;
Inaction de l’État face à l’insécurité, à la pauvreté et au sous-développement ;
Les élites politiques préfèrent les querelles au service public ;
Une fracture dangereuse entre le peuple et ses dirigeants.
Au lieu de se consacrer pleinement à la pacification de l’Est et à l’amélioration des conditions de vie de millions de Congolais, les dirigeants semblent davantage engagés dans des querelles de pouvoir sans fin.
Tshisekedi et Kabila, chacun à sa manière, instrumentalisent les espoirs et les peurs d’une population prise en otage.
Pendant ce temps, la misère s’aggrave, la confiance s’effrite, et l’avenir du Congo reste suspendu aux ambitions individuelles des élites.
Le Congo n’a pas besoin de boucs émissaires, il a besoin de solutions.
Le peuple n’attend plus des discours : il attend la paix, la justice et la prospérité.
*Willy Lukanga, Fondateur & CEO, Easy Cargo Freight International




![RD Congo | Tshisekedi, Kabila et la crise de l’Est : diversion politique ou réalité sécuritaire ? [Par Willy Lukanga*] Dans ce contexte, l'accusation récente visant Kabila - présenté comme le soutien occulte du M23/AFC - interroge : sommes-nous face à une réalité sécuritaire inquiétante ou assistons-nous à une diversion politique visant à détourner l'attention d'une gouvernance en échec ? Pendant ce temps, le peuple congolais, otage des querelles d’élite, voit ses espoirs s’éroder au rythme d’une misère grandissante.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2025/04/Le-President-Felix-Tshisekedi-et-son-precedesseur-Joseph-Kabila.jpg)
République démocratique du Congo

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



