Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a voté tard dans la nuit du jeudi 22 mai, à une écrasante majorité, la levée de l’immunité de l’ancien président Joseph Kabila accusé d’être l’instigateur avec le parrain rwandais, de la rébellion du M23. Le vote à bulletin secret, a obtenu 88 voix pour, et 5 contre

Les Nations-Unies ont, à plusieurs reprises, confirmé la présence des militaires rwandais dans les rangs du groupe M23, des officiers qui conduisent les opérations militaires et participent aux combats.
L’étau se resserre sur Kabila qui vit aujourd’hui en Afrique du Sud. La justice congolaise l’accuse de crimes contre l’humanité présumés pour avoir soutenu l’insurrection dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, notamment pour son rôle dans le massacre de civils. Kinshasa a par ailleurs suspendu son parti politique(PPRD) et déclenché la procédure de saisie de ses biens ainsi que ceux de hauts responsables du parti. Certains d’entre eux seraient déjà placés en détention provisoire.
Joseph Kabila au pouvoir pendant 18 ans, nie tout lien avec le groupe M23, mais il se rêve toujours en «sauveur du Congo» et continue de menacer depuis des semaines de retourner au Congo pour aider à trouver une solution à la crise dans l’est du pays, où les rebelles du M23 avec le soutien de l’armée rwandaise, contrôlent plusieurs territoires.
Washington fait pression pour qu’un accord de paix entre les deux parties soit signé cet été, accompagné d’accords miniers visant à attirer des milliards de dollars d’investissements dans la région, a déclaré à Reuters Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour l’Afrique.





République démocratique du Congo




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
