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La première ambiguïté vient du contrôle aérien. Celui-ci est indispensable, tout le monde en conviendra et il est opéré le plus souvent par des administrations étatiques dont la capacité de gestion est parfois discutable.

Voilà un sujet difficile à analyser tant les interactions entre les gouvernements et le transport aérien sont complexes. Cela commence par le constat que l’espace aérien appartient aux Etats mais que leur exploitation civile est le fait d’opérateurs indépendants qu’ils soient publics ou privés. Or ces derniers sont finalement dépendants de la puissance régalienne ne serait-ce que pour obtenir les droits d’exploitation

"Air Sénégal aspire à retrouver son équilibre financier d’ici à la fin de l’année", a assuré M. Ndiaye. Dans une interview donnée à l’APS, il annonce que la compagnie nationale de transport aérien a acquis quatre avions de type LET L-410 de 19 places destinés aux vols domestiques.

La compagnie Air Sénégal s’est lancée dans une entreprise de diversification de ses activités en même temps qu’elle s’apprête à desservir les villes de Kédougou (sud-est), Ourossogui, Saint-Louis (nord) et Tambacounda (est), à négocier un moratoire de sa dette et à restaurer son équilibre financier avant la fin de l’année, a annoncé à l’APS son Directeur général, Tidiane Ndiaye

Si les capacités de ses transporteurs aériens ont augmenté de 5,3%, l’Afrique continue cependant d’afficher le coefficient d’occupation le plus faible, porté à 73,2% soit +3,4 points par rapport à octobre 2023, mais en deçà de la moyenne mondiale qui dépasse les 80%. L’Europe affiche la meilleure performance sur ce segment (85,7%), suivie de l’Amérique latine et l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), de l’Asie-Pacifique et du Moyen-Orient, qui présentent respectivement 85,3%, 84,2% et 82,9%.

Au mois d’octobre 2024, le trafic passagers des compagnies africaines a enregistré une hausse de 10,4% en glissement annuel, selon l’IATA (Association internationale du transport aérien) dans un rapport publié mercredi 4 décembre. Le continent réalise la 3e meilleure performance par région au niveau mondial, derrière l’Asie-Pacifique (+17,5%) et l’Amérique latine (+10,9%), et devant l’Europe (+8,7%), l’Amérique du Nord (+3,2%) et le Moyen-Orient (+2,2%

Dernièrement, lors d’une réunion des responsables des aviations civiles des Etats membres, 11 pays si on enlève les quatre en froid avec l’Organisation, ont mis le prix des billets d’avion à l’intérieur du territoire couvert par les Etats au centre de leurs débats. Et c’est bien normal si on compare les tarifs pratiqués à ceux de l’Europe. En voici quelques exemples pris sur le trajet le plus direct avec un aller le 10 décembre et un retour le 17 décembre 2024 en classe économique : Bamako/Lomé : 4h30 de vol aller-retour pour 891 euros avec la compagnie Asky – Accra/Douala : 8h20 de trajet car il y a une escale au tarif de 1.194 euros toujours avec Asky – Abidjan/Dakar : 5h25 de vol au prix de 525 euros avec Kenya Airways. Et par comparaison sur les routes européennes Paris/Rome : 4h25 de vol au prix de 66 euros avec Ryanair ou Paris/Athènes en 6h50 aller-retour pour un prix de 176 euros avec Transavia ou Londres/Athènes : 7h50 de temps de vol pour 114 euros en prenant EasyJet. J’ai choisi des distances orthodromiques comparables. Les écarts existent également sur des routes identiques selon que l’on voyage dans le sens sud/nord ou l’inverse. Exemples toujours pris aux mêmes dates et en classe économique : Abidjan/Paris au prix de 1.208 euros mais Paris/Abidjan à 993 euros avec le même transporteur, Air France, ou Accra/Londres à 1.466 euros et Londres/Accra pour 1.216 euros voyage effectué avec British Airways.

La Cédéao (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) est un lieu où les échanges peuvent déboucher sur des mesures concrètes. Certes l’organisation créée à Lagos le 29 mai 1975 est actuellement un peu en difficulté avec la pseudo exclusion de 4 Etats situés au beau milieu de cette zone géographique : le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Niger, tous gouvernés par des pouvoirs militaires qui, soucieux de l’indépendance de leur pays ont coupé les liens qu’ils entretenaient avec la France ce qui, accessoirement a également des répercussions dans l’ensemble de l’Europe occidentale

Eh bien, cette zone qui ne comprend qu’une vingtaine de compagnies régulières sur les 1200 enregistrées dans le monde, réalise la performance d’en placer 3 aux dix premières places et 5 dans le Top 20. On peut d’ailleurs remarquer la grande stabilité dans ce classement puisqu’on retrouve les mêmes en 2023. Rendons hommage à Qatar Airways, Emirates et Turkish Airlines, cette dernière ayant fait une prodigieuse progression dans les 10 dernières années.

Comme chaque année le classement des meilleures compagnies au monde effectué par l’organisation Skytrax basée à Londres, est scruté avec attention. Il faut dire que cette notation n’est contestée par personne et qu’elle s’est affinée au fil du temps, puisqu’elle a commencé en 1999, il y a maintenant un quart de siècle. C’est largement assez pour en assurer la crédibilité. Reste à en tirer quelques enseignements

"Fière de ses origines, la RAM est un transporteur aux ambitions internationales qui accompagne son pays et son continent vers le progrès", a-t-il poursuivi, soulignant qu'"en reliant l'Afrique au monde, la RAM entend aussi faire rayonner sa richesse culturelle infinie et ses talents qui sont de plus en plus reconnus dans le monde entier".

Le Président-directeur général de la Royal Air Maroc (RAM), Abdelhamid Addou, a indiqué, dimanche à Lagos, que "dans le sillage de la politique du Royaume du Maroc en Afrique initiée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, notre ambition commune, que nous soyons opérateurs économiques, entrepreneurs ou artistes, est d'être véritablement les porteurs de l'identité et du rêve africains."