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Tunisie : La presse craint d’être muselée

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L’association tunisienne « Reporters sans entraves » a rejeté ce mardi 11 janvier, les « tentatives d’assujettissement des médias », et a appelé les autorités à assurer la protection des journalistes, notamment après que le président du pays, Kaïs Saïed, a accusé les médias de cibler le « référendum électronique ».

L’Association a dénoncé, dans un communiqué, « les attaques contre les journalistes après que le chef de l’Etat a accusé un certain nombre de médias de cibler le référendum électronique auquel il a appelé, en recourant au mensonge et à la déformation, pour servir des lobbies (qu’il n’a pas nommés) qui veulent exploiter le peuple. »
Le référendum en question est une consultation électronique qui a débuté il y a quelques jours à titre expérimental, et qui sera officiellement lancée à la mi-janvier, pour recueillir l’avis des citoyens sur diverses questions d’ordre politique, social et économique. 
L’association a appelé à tenir la presse à l’écart de toutes les querelles politiques et de tous les désaccords existants entre les organisations politiques. 
La Tunisie traverse une grave crise politique depuis le 25 octobre 2021, date à laquelle le président Saïed a adopté des mesures d’exception, dont le gel des pouvoirs du Parlement, la tenue d’élections anticipées le 17 décembre 2022, la suppression de l’organe de contrôle de la constitutionnalité des lois, la promulgation de lois par décrets présidentiels et le limogeage du Premier ministre
L’association a tenu « la présidence de la République et le gouvernement pour responsables de la sécurité des journalistes », appelant au « respect de la liberté d’expression en tant que droit garanti par la Constitution.

 

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