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UEMOA : Une croissance supérieure à la Chine

Avec 7,2% de croissance, les huit pays de l’UEMOA devraient enregistrer une croissance largement supérieure à celle de la Chine. Cette année encore, ce sera la Côte d’Ivoire qui devrait continuer à tirer la croissance de la sous-région, au moment où le Plan Sénégal Emergent n’a pas encore commencé à donner ses fruits.

Les Chefs d Etat de l UEMOAQuand en 2014, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) faisait ses prévisions d’une croissance de 7% pour les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), peu d’analystes y croyaient. Pourtant à la fin de l’année, ses projections de croissance ont été très proches des vraies réalisations. La croissance réelle a été de 6,6% en 2014.

 

La Côte d’Ivoire, l’éléphant qui tire la sous-région

Pour 2015, la Banque Centrale remet ça en projetant une progression du PIB de 7,2%, soit pour la première fois un taux supérieur à celui de la Chine qui anticipe une croissance de 7%. Evidemment, une telle croissance est impossible sans la Côte d’Ivoire qui pèse pour 40% du PIB des huit pays de l’UEMOA dont les sept autres sont le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin, le Togo et la Guinée Bissau. Or, depuis la fin de la guerre, la Côte d’Ivoire enchaine sur des taux de croissance de 9 à 10% et 2015 ne fera pas exception, grâce «à la poursuite des réformes sociales et l’amélioration du climat des affaires», soulignent les analystes des «Perspectives économiques africaines». La Côte d’ivoire mène une relance par les grands travaux depuis trois ans. Aujourd’hui attirés par cette croissance, les investissements affluent de partout et profitent à l’ensemble des secteurs d’activités.

Au Sénégal, deuxième plus grande économie de la zone avec environ 20% de la richesse produite annuellement, le «Plan Sénégal Emergent» (PSE) du président Macky Sall n’a pas encore donné ses fruits. D’ailleurs ses projections sont modestes puisque qu’elles tablent uniquement sur une croissance de l’ordre de 5,3% pour 2015.

Un Sénégal toujours à la traine

Le lancement de neuf projets phares à fort impact économique et social a été annoncé pour avril 2014. Le PSE pourrait cependant se heurter à des retards dans son exécution et à des aléas climatiques. L’ouverture de l’économie expose par ailleurs le pays aux fluctuations des marchés internationaux, ainsi qu’aux effets de la crise économique en Europe ou de la situation sécuritaire au Mali. Quoi qu’il en soit, «le pays peut compter sur des avantages comparatifs certains, pour mieux se positionner comme pôle régional compétitif dans la logistique et la sous-traitance internationale», souligne Khadidjatou Gassama des «Perspectives économiques africaines» (PEA). Selon les analystes de cet organisme de référence dans l’analyse économique, le «Sénégal dispose également d’atouts pour améliorer ses circuits locaux et régionaux d’approvisionnement en fruits et légumes tropicaux, en vue d’une réexportation vers les marchés demandeurs».

Une croissance autour de 6% à 7% pour les autres

Le principal atout du Sénégal ce sont ses infrastructures de transport et de télécommunications d’assez bonne qualité. Ces avantages peuvent servir à faire du pays un « parc d’affaires » et un campus régional d’excellence, toujours selon les analystes. Mais le hic, c’est l’accès à l’électricité et son coût «qui pénalisent le pays». En effet, au moment où l’entreprise ivoirienne achète son kWh à 63 FCFA, la sénégalaise paie 115 FCFA, soit le double.

Le Mali, dans une situation sécuritaire très difficile, n’est pas mieux loti. C’est à peine s’il parvient à atteindre le taux de croissance de 5%. Néanmoins, la croissance devrait s’accélérer en 2015, à la faveur de l’amélioration de la stabilité dans le pays. Quoi qu’il en soit cette faiblesse est largement compensée par les performances du Burkina Faso qui a su réaliser une progression forte de 9% en 2012 et qui depuis, voit son PIB progresser autour de 7%. Pour le Togo et le Bénin, les taux de croissance du PIB devraient être autour de 6%, soit un léger mieux par rapport à 2014.

Croissance UEMOA

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