A 69 ans, il devient le premier pape américain de l’histoire. Présenté comme un homme d’écoute et de synthèse, il a choisi Léon XIV comme nom de pape. Un Américain pour succéder à un Argentin. Robert Francis Prevost a été élu ce jeudi après-midi. Il a choisi Léon XIV comme nom de pape
C’est à 18h08 d’après-midi, ce jeudi, que la fumée blanche s’était échappée de la chapelle Sixtine au Vatican, annonçant l’élection d’un nouveau pape – le 267e – pour succéder à François par les 133 cardinaux électeurs réunis en conclave depuis mercredi après-midi.
« Que la paix soit avec vous », a déclaré le nouveau pape pour sa première prise de parole, sous les acclamations de la foule massée sur la place Saint-Pierre. « Merci au pape François », a-t-il aussi dit en italien, avec un léger accent américain.
Félicitations de Trump
Les spécialistes le présentent comme un homme d’écoute et de synthèse, qui connaît bien les rouages de Rome. Ils estiment que les cardinaux ont opté pour la continuité, même si cet Américain, créé cardinal en 2023 par François qui a porté son ascension au Vatican, devrait mettre davantage les formes que son prédécesseur, qui avait bousculé le Saint-Siège avec son exercice du pouvoir personnel, voire cassant, froissant les plumes de la hiérarchie vaticane.
François l’avait nommé préfet du dicastère pour les évêques – en charge, donc, de nommer ceux-ci dans la moitié du monde catholique – et lui avait attribué le titre de cardinal-évêque en début d’année, rappelle le journal « La Croix ». Homme discret, l’ex-cardinal est peu apparu dans les médias.
Comme président de la Commission pour l’Amérique latine, il s’est peu fait connaître. On ne l’a, par exemple, pas beaucoup entendu sur la question des migrants, à l’inverse de François. Né Américain, c’est au Pérou que ce religieux augustin a passé une bonne partie de sa vie.
Un évêque « ne doit pas être un petit prince assis en son royaume, il doit être proche du peuple qu’il sert et marcher avec lui, souffrir avec lui », déclarait-il en 2024 au site internet Vatican News.
Donald Trump n’a pas perdu de temps et s’est empressé d’adresser jeudi ses « félicitations » à Léon XIV, dans un message sur son réseau Truth Social. « Quelle excitation et quel grand honneur pour notre pays », a-t-il ajouté, se disant « impatient » de rencontrer le nouveau chef de l’Eglise catholique. Le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz a félicité le pape Léon XIV qui donne « espoir et orientation à des millions de croyants ». Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez espérant pour sa part que le pape Léon XIV contribuera à « la défense des droits humains ».
« Viva il Papa ! »
La fumée blanche avait été accueillie par les vives acclamations et les applaudissements des milliers de fidèles massés sur la place Saint-Pierre tandis que les cloches de la basilique Saint-Pierre sonnaient à toutes volées. « Viva il Papa ! », ont crié les fidèles, dont beaucoup photographiaient la scène avec leur téléphone portable.
A Paris également, les cloches de Notre-Dame ont retenti, un quart d’heure durant. A la mort de François, le 21 avril, elles avaient sonné 88 fois – l’âge du pape décédé. Plusieurs messes en hommage au souverain pontife argentinavaient été dites.
Avec Les Echos





Italie

![Tribune | : Exploiter l’atout linguistique de l’Afrique pour accélérer son développement économique à l’ère de l’IA [Par Ben Piper (Fondation Gates) et Mamadou Amadou Ly (ARED] Former une main-d'œuvre compétente en IA ne commence pas par apprendre aux enfants à coder dans une langue étrangère. Cela commence par leur apprendre à lire dans leur propre langue. Sur tout le continent, des millions d'enfants, scolarisés, n'acquièrent pas les compétences de base en lecture et en calcul à l'âge de 10 ans, non pas par manque de talent, mais parce qu'ils sont contraints de déchiffrer une langue étrangère avant même de maîtriser la leur. Ce fossé linguistique constitue un frein silencieux à la croissance économique de l'Afrique, empêchant notre jeunesse de développer les bases cognitives nécessaires pour tirer pleinement parti des technologies de pointe](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/PHOTO-2026-07-08-14-35-15-450x178.jpg)

![Tribune | Francophonie : le temps des choix structurels est venu [Par Benoist Mallet Di Bento] Car derrière ce « grand oral » se joue une question plus profonde et plus structurante : celle du modèle de Francophonie que nous souhaitons bâtir à l’horizon des quinze prochaines années. Dans un contexte de recomposition géopolitique, de transition technologique accélérée, d’urgence climatique et de montée en puissance des sociétés civiles, la Francophonie est confrontée à une exigence de transformation.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-quatre-candidats-au-secretariat-general-de-la-Francophonie--450x225.jpg)

