Voilà un exemple que devraient imiter les gouvernements un peu partout sur le continent. En effet, Addis-Abeba s’apprête à lever l’équivalent de 4 milliards de dollars (soit 900 milliards de birrs- la devise nationale-) d’emprunts obligataires sur le marché local afin d’éponger la totalité des dettes dues aux entreprises publiques
Selon les données communiquées au Parlement par le ministère des Finances, ces obligations souveraines seront d’une maturité de 10 ans.
L’essentiel des fonds, soit environ 846 milliards de birrs seront utilisés pour rembourser les prêts accordés par la Commercial Bank of Ethiopia (ndlr : première banque publique du pays) à des sociétés comme Ethiopia Electric Power, Ethiopian Sugar Corp, Ethio Engineering Group et Ethiopia Railway Corp. Le reliquat sera affecté à l’augmentation de capital de la banque.
L’émission de ces emprunts obligataires par le Trésor d’un montant inédit, intervient alors que l’Ethiopie s’efforce de mettre de l’ordre dans ses finances publiques après avoir fait défaut sur sa dette en décembre 2023. La situation financière du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique s’est dégradée, en raison d’un conflit qui a éclaté en novembre 2020 entre le gouvernement central et des groupes rebelles dans la région du Tigré. Les rebelles tigréens et le pouvoir central avaient signé, en novembre 2022, un accord de paix, mais la situation politique demeure tendue.





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