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Entre rigueur budgétaire et réformes institutionnelles, le Ghana mise sur la «dignité économique» pour ne plus avoir à tendre la main. Historiquement considéré comme l’un des élèves les plus assidus, mais aussi les plus récurrents, des programmes d’ajustement structurel, le pays d’Afrique de l’Ouest s’apprête à franchir une étape cruciale.

Après des années de tutelle financière, le Ghana rêve d’un futur sans le Fonds Monétaire International (FMI). En effet, sur le chemin de sa souveraineté, le pays de Kwame N'Krumah, l’un des pères des indépendances africaines, entend transformer la fin de son programme actuel en un divorce définitif avec les aides d’urgence de cette institution de Bretton Woods et ce, à travers la mise en place d’un conseil fiscal indépendant pour renforcer la discipline budgétaire et garantir la viabilité des finances publiques du pays

Présentée comme une mesure de «justice économique,» la réforme ambitionne de réorganiser le millefeuille des circuits financiers régissant la répartition des revenus pétroliers, un sujet très sensible chez le géant ouest-africain. La structure de collecte et de redistribution des revenus pétroliers fait l'objet de critiques récurrentes : elle est accusée d'entretenir une opacité budgétaire, en plus de son inefficience administrative et des pertes de recettes pour le budget fédéral et les Etats fédérés.

Abuja annonce une énième réforme visant à lutter contre les déperditions et les détournements de la rente pétrolière du pays. Dans un communiqué, le Président Bola Ahmed Tinubu a annoncé la signature d'un décret pour mettre fin aux mécanismes de prélèvements multiples qui réduisaient, selon lui, les ressources réellement versées au budget fédéral.

Les perspectives positives reflètent la bonne trajectoire des finances publiques et des indicateurs des échanges extérieurs. La dette et les vulnérabilités extérieures du Cap-Vert sont globalement maîtrisées, grâce à l'assainissement des finances publiques, au dynamisme du secteur touristique et des transferts de fonds de la diaspora, ainsi qu'à la consolidation des réserves brutes de change, qui dépassent désormais le milliard d'euros.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a relevé la note souveraine à long terme du Trésor de B à «B+» assortie de perspectives positives. L’agence a par ailleurs confirmé la note de crédit souverain à court terme du Cap-Vert à « B.» Parallèlement, l’évaluation de la convertibilité et du transfert du pays a été portée de «BB-» à «BB.»

Réuni à Washington, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé, le 29 janvier 2026, les cinquièmes revues des accords conclus avec la Mauritanie au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), ainsi que la quatrième revue de l’accord relevant de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Le Fonds monétaire international valide de nouvelles revues des programmes conclus avec la Mauritanie, ouvrant la voie à un décaissement immédiat de près de 91 millions de dollars. Une reconnaissance de la résilience de l’économie mauritanienne, mais aussi un appel à accélérer les réformes structurelles, climatiques et de gouvernance.

L’opposition, menée par le Peoples Democratic Party (PDP), accuse l’exécutif de privilégier la recherche de recettes au détriment du bien-être de la population. Dans un communiqué publié mardi 30 décembre, le parti dénonce ce qu’il qualifie d’«insertions illégales» dans la version finale du texte promulgué, par rapport à celle adoptée par l’Assemblée nationale. A en croire le PDP, des dispositions pourtant retirées lors des débats parlementaires auraient réapparu dans la version du texte officiellement publié. 

La réforme fiscale voulue par le Président Bola Ahmed Tinubu suscite toujours des controverses, voire des débats politiques houleux. Malgré les critiques et les appels à la suspension, le chef de l’Etat nigérian ne reculera pas. Il a confirmé l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2026 du nouveau «Tax Act,» une loi présentée par Abuja comme «essentielle pour renforcer les finances publiques du pays.»

Au total, cela porte à près de 780 millions de dollars US décaissés depuis janvier 2025 par l'institution financière, et confirme la confiance retrouvée par Kinshasa auprès du FMI.

Pour le gouvernement congolais, «Père Noël» est en avance sur son agenda. En effet, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé lundi 22 décembre le décaissement immédiat de 442,4 millions de dollars US en faveur de la République démocratique du Congo, à l’issue de la deuxième revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la première revue de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).