Depuis quelques mois, plusieurs pays africains au nom d’un soi-disant «non-alignement», se précipitent aux portes des BRICS dans l’espoir de rehausser leur prestige international en rêvant au passage de puissance. Mais il risque d’y avoir de nombreux déçus car la Chine, sans le dire ouvertement, est opposée à tout élargissement de ce club composé du Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et de l’Afrique du Sud.
L’Ethiopie a officiellement déposé une demande d’adhésion au groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), a annoncé le ministère éthiopien des Affaires étrangères jeudi 29 juin. « Nous espérons que les BRICS donneront une réponse positive à la demande que nous avons formulée», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Meles Alem, lors d’une conférence de presse tenue hier à Addis-Abeba.
L’Ethiopie, qui enregistre une croissance économique rapide depuis plusieurs années, est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique après le Nigeria. Son économie est la 59e mondiale, selon le Fonds monétaire international.
Depuis sa création en 2006, le groupe des BRICS n’a admis qu’un seul nouveau membre, en l’occurrence l’Afrique du Sud, en 2010.
L’ambassadeur de l’Afrique du Sud au sein du groupe BRICS, Anil Sooklal, avait révélé en avril dernier que 13 pays, dont l’Argentine, l’Iran, l’Arabie Saoudite et l’Algérie, ont officiellement déposé des demandes d’adhésion à ce bloc de pays émergents.
Le groupe des BRICS représente 42 % de la population de la planète (3,2 milliards de personnes) et environ 26 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial. Ses membres ne disposent cependant que de 15 % des droits de vote à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international.





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