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African Risks Reward index : Le continent face aux multiples défis 

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En 2019, les IDE s’évaluaient à 45,4 milliards de dollars en Afrique. Ils se sont contractés de 10,3% par rapport à l’année précédente. L’année 2020 s’annonce bien plus terne du fait de la pandémie du Covid-19.

En effet, le continent devrait selon les prévisions de la Banque mondiale connaître à l’instar du monde la plus grande crise économique depuis la seconde guerre mondiale. Control Risks et NKC Economics proposent dans cette 5ème édition du Risk Reward Index une analyse prospective à travers les risques majeurs dans l’Afrique post Covid-19.

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Le Risk Reward Index

Le Risk Reward Index est une moyenne pondérée du risque économique et du risque politique propre à chaque pays. Ainsi, le risque économique prend-t-il en compte pour chaque pays, plusieurs paramètres tels que le risque de crédit, le risque de change, le risque commercial ainsi que les risques propres au marché intérieur. Quant au risque politique, il tient compte des facteurs tels que la cohésion sociale, la stabilité politique, l’environnement des affaires, le risque sécuritaire ainsi que les pesanteurs sociologiques liées à chaque pays.

Au-delà de l’aspect économique, l’indice intègre donc la dimension sécuritaire qui influe de plus en plus sur les agrégats économiques. L’Éthiopie et le Botswana ont connu les plus fortes dégradations avec respectivement 3,12 et 2,91. L’Afrique a montré à travers cette crise une résilience exemplaire au plan sanitaire mais doit s’attendre à un choc économique sans précédent selon Valentin Roubiliard, Analyste Afrique pour Control Risks : «Comme le reste du monde, l’Afrique subit la crise économique de plein fouet et devrait connaître sa première récession depuis 1994. Cela pourrait avoir des conséquences importantes ; poussant des millions de personnes dans la pauvreté ». Quid de l’aspect sécuritaire ?

L’Afrique face aux défis sécuritaires

La montée de l’extrémisme dans plusieurs pays du continent et l’effet de contagion aggravant, plonge des régions entières dans l’impasse. Nombre de pays du continent ayant connu les gaps les plus importants au plan du risque dans le calcul de l’index sont à juste titre des pays touchés par le terrorisme (Nigeria, Niger, Mali…).

À la suite des récents attentats terroristes de Kouré au Niger, le Quai d’Orsay a classé le pays en zone rouge à l’instar d’autres pays de la sous-région tels que le Mali. Ces mesures même si elles sont justifiées amplifient la précarité des populations concernées du fait de l’effondrement de secteurs générateurs de revenus tels que le tourisme. Pour Valentin Roubiliard : «ces mesures aggravent les troubles socio-économiques et créent parfois les conditions qui favorisent la propagation des groupes armés dans la région. C’est malheureusement un cercle vicieux».

Cependant, il existe des raisons de croire malgré tout en un avenir meilleur mais à condition que les dirigeants tiennent compte des profondes mutations géopolitiques que connaît le continent ainsi que les défis qu’elles imposent. À cet effet, l’expert note «une rupture entre capitales et périphéries, une perte de légitimité de l’État», qui constitue un terreau fertile à l’émancipation de groupes extrémistes. Comme solution, des politiques socio-économiques plus inclusives des couches les plus vulnérables. Quant à la question de la dette africaine, le co-auteur du rapport propose des solutions au cas par cas plutôt qu’une approche unique.

liste risk rewards

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