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Changement climatique : le réchauffement fait peser des menaces croissantes sur l’Afrique

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Sécheresse, inondations, invasion des criquets pèlerins, des maladies, … entre autres des conséquences du réchauffement climatique sur l’Afrique selon un rapport multi-agences coordonné par l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) sorti ce lundi 26 octobre 2020.

 

«En Afrique, le changement climatique menace de plus en plus la santé humaine, la sécurité alimentaire et hydrique et le développement socioéconomique», précise-t-il.  Ce rapport prévient que le  »pire est à venir sur la sécurité alimentaire, l’économie et la santé du continent ». Et d’après Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM, le changement climatique a un impact croissant sur le continent : «Ce qui touche durement les plus vulnérables et contribue à l’insécurité alimentaire, au déplacement des populations et à la pression sur les ressources en eau. »

 

Et selon les dernières prévisions décennales se rapportant sur la période de 2020 à 2024, mentionne-t-il, le réchauffement continu et une diminution pluviométrique vont s’observer particulièrement en Afrique du Nord et en Afrique australe et une hausse des précipitations au Sahel.

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« Il existe une grande variabilité régionale sur le continent en ce qui est de l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière », note ce rapport qui mentionne que cela entraîne des événements extrêmes en Afrique. Ici, il donne l’exemple du cyclone tropical Idai qui a fait des centaines de victimes et de centaines de milliers de déplacés dans l’hémisphère sud. Idem pour les inondations de mai à 2019 au Sahel.

 

Diminution de la production agricole

 

Avec le réchauffement climatique, il faut s’attendre à la chute de la production agricole. « Le réchauffement climatique réduit également les rendements des cultures », indique ce rapport évoquant une augmentation de 45,6% des personnes sous-alimentées en 2012.  Et de rappeler que l’agriculture est l’épine dorsale de l’économie africaine.

 

 

Avec le rythme de réchauffement climatique, l’OMM évoque, dans des pires des scénarios, une réduction de rendement moyen de 13% en Afrique de l’ouest et centrale, de 11% en Afrique du Nord et 8% en Afrique orientale et australe.

 

«Le riz et le blé devraient être les cultures les plus touchées avec une perte de rendement d’ici 2050 de 12% et 21% respectivement», précise ce rapport. Et d’annoncer que le sorgho et le mil sont des cultures prometteuses avec seulement une diminution de rendement de 5% et 8%. Et ce, en raison de leur plus grande résistance aux conditions de stress thermique.

 

Côté sanitaire, ledit rapport indique que des températures plus chaudes et des précipitations plus importantes augmentent l’adéquation des habitats aux insectes piqueurs, la dengue, le paludisme et la fièvre jaune.

 

Des signes positifs aussi

 

Malgré les faiblesses, ce rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) reconnaît que l’Afrique a marqué des points en ce qui est de l’agenda climatique mondial.

Ici, il donne l’exemple du taux le plus élevé de ratification de l’Accord de Paris avec plus de 90 % des pays du continent. «De nombreux pays se sont engagés à passer à l’énergie verte dans un délai relativement court», ajoute-t-il, notant que l’énergie et l’agriculture propre sont prioritaires dans plus de 70 % des pays africains.

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