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Afrique : L’impact attendu du programme de relance de Joe Biden sur le continent

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Après le pari de la vaccination qu’il est sur le point de relever, Joe Biden doit désormais réussir la relance de la première économie du monde, celle des Etats-Unis. Il envisage d’y injecter quelque 1900 milliards de dollars, soit près de 9% du PIB actuel du pays.

Compte tenu de la taille de l’économie américaine, aucune partie du monde ne sera épargnée par l’impact positif d’une éventuelle reprise chez l’Oncle Sam, y compris les pays africains. De façon générale, cette reprise est synonyme d’augmentation de la demande américaine, par conséquent les exportations africaines de matières premières ou de produits finis vers les Etats-Unis devraient être tirées vers le haut.

Il convient de rappeler que les Etats-Unis sont le troisième partenaire commercial d’Afrique subsaharienne, avec près de 40 milliards de dollars d’échanges., avec un solde largement en faveur du continent. En effet, on ne compte pas moins de 24,9 milliards de dollars d’exportations africaines vers les Etats-Unis contre un peu moins d’une quinzaine de milliards d’importations. Malheureusement, ces exportations sont essentiellement constituées d’hydrocarbures et d’ailleurs avec la montée en puissance des Etats-Unis dans le gaz de schistes, ce chiffre est en constante baisse. Car en 2008, les échanges avaient atteint, faut-il le rappeler, quelque 100 milliards de dollars.
Quoiqu’il en soit, la relance impactera directement toutes ces entreprises du continent qui exportent vers les États Unis. Néanmoins, il faut attendre un impact moins direct qui concerne l’inflation devant en découler.

Mais au-delà, l’inflation aux Etats, qui pourrait être supérieure à 2%, sera synonyme de baisse de rendement des anciennes obligations du fait que les taux d’intérêt devrait forcément connaître une certaine hausse. Par conséquent, les investisseurs américains seront amenés à s’orienter vers les autres marchés. Il est clair que les Africains pourraient en tirer profit, notamment pour les 25 milliards de dollars qu’ils doivent émettre en 2021.

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