L’économie éthiopienne devrait enregistrer une des plus fortes croissances du Continent avec un taux de 10,2 % durant l’exercice budgétaire en cours qui s’achève le 7 juillet 2026 (ndlr: le calendrier fiscal du pays part du 8 juillet au 7 juillet). Ce rebond est dû aux bonnes performances des exportations, des investissements étrangers, de l’agriculture et de l’exploitation minière, a expliqué le Premier ministre Abiy Ahmed, avant hier mardi 3 février devant la Chambre des Représentants ( Parlement).
«Sur la base d’une analyse des performances enregistrées durant le premier semestre de l’exercice budgétaire en cours, nous avons révisé nos prévisions de croissance à 10,2 %,»a-t-il annoncé.
Ce taux est en effet supérieur aux prévisions élaborées par le ministère des Finances en juin 2025, qui anticipait une croissance de 8,9 %.
Le Premier ministre a énuméré un paquet des réformes économiques qu’il a engagées, comme la levée complète des restrictions de change dans les zones économiques spéciales et l’ouverture de l’économie aux investisseurs privés. Des réformes qui lui ont permis de générer 5,1 milliards de dollars US grâce au boom des exportations de marchandises.
Addis-Abeba a également engrangé 4,5 milliards de dollars US grâce aux exportations de services, et 2,3 milliards de dollars US grâce aux investissements directs étrangers durant la première moitié de l’exercice budgétaire.
Sortir l’économie de la monoculture
Abiy Ahmed a d’autre part souligné que les réformes économiques menées par son gouvernement visent principalement à corriger les déséquilibres macroéconomiques, à alléger le fardeau de la dette et à parvenir à une croissance à forte valeur ajoutée, en réorientant l’économie vers une structure plus diversifiée, plutôt que centrée sur l’agriculture.
L’économie éthiopienne, qui enregistrait des taux de croissance tournant autour de 10 % avant la pandémie du Covid-19, a subi ces dernières années plusieurs chocs économiques successifs, dont un conflit sanglant qui a duré deux ans dans la région septentrionale du Tigré, ainsi qu’une succession de phénomènes météorologiques extrêmes comme une longue vague de sécheresse et des inondations dévastatrices.
Ce pays qui avait demandé dès début 2021 une restructuration de sa dette extérieure au titre du cadre commun du G20, a conclu fin mars 2025 un accord de principe avec ses créanciers officiels, sur la restructuration de 8,4 milliards de dollars de dettes.





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