L’implantation de la filiale commune des quatre principales banques algériennes à Nouakchott vise à accompagner les opérateurs économiques algériens dans leur conquête de ce marché. Une autre filiale devrait être inaugurée dans les tout prochains jours au Sénégal.
Le Crédit populaire d’Algérie (CPA), la Banque nationale d’Algérie (BNA), la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) ont inauguré, mercredi 20 septembre, leur filiale en Mauritanie, marquant ainsi la première implantation des banques algériennes à l’étranger.
Baptisé Algerian Union Bank, cet établissement a été inauguré dans la capitale mauritanienne Nouakchott, en grande pompe par le ministre algérien des Finances, Laaziz Faid, et de son homologue mauritanien, Isselmou Ould Mohamed M’Bady.
L’Algerian Union Bank, dont le capital s’élève à 50 millions de dollars, est détenue à hauteur de 40% par le Crédit Populaire d’Algérie. Le reste est réparti à parts égales entre la Banque extérieure d’Algérie (BEA), la Banque nationale d’Algérie (BNA), et la Banque de l’Agriculture et du Développement rural (BADR).
Chef de file de cette filiale, le CPA a indiqué que «le lancement de la nouvelle banque s’inscrit dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à assurer la présence des institutions financières algériennes à l’étranger, notamment en Afrique.» Le CPA, la BEA, la BNA, et la BADR ont également obtenu en avril dernier un agrément pour ouvrir une filiale au Sénégal.
Le projet d’implantation des banques publiques algériennes en Afrique sub-saharienne avait été annoncé en mai 2022 par le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane. Selon lui, l’ouverture de filiales des principales banques publiques algériennes dans cette région constitue «une réelle opportunité pour le rayonnement économique de l’Algérie sur l’Afrique» et «un moyen d’accompagner les opérateurs nationaux dans leur conquête de ce continent.» Mais sur ce plan, les banques algériennes accusent plus de 20 ans de retard par rapport aux groupes bancaires marocains, solidement installés sur les marchés africains qui représentent 30% de leurs bénéfices.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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