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Anacarde : La Côte d’Ivoire lance un vaste projet de transformation pour éviter les erreurs commises dans le cacao et le café

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Pour la filière anacarde, la Côte d’Ivoire veut coûte que coûte éviter ce qui lui est arrivée concernant le cacao et le café : être leader mondial dans la production et n’en tirer que des miettes. Elle se lance désormais dans l’industrialisation et se donne quelques années seulement pour démarrer un vaste projet.

Depuis 2015, la Côte est passée devant l’Inde en termes de production de noix de cajou. Elle est ainsi le numéro un mondial de l’anacarde et envisage de capter davantage de valeur ajoutée en construisant une vaste zone industrielle dédiée à la transformation à très grande échelle. Située à Bondoukou, cette zone devrait s’étendre sur une superficie équivalent à une vingtaine de terrain de football, sur 15 hectares. L’objectif est d’y installer trois à cinq unités industrielles d’envergure, selon Adama Coulibaly, le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA).

En termes de transformation, le pays vise 100.000 tonnes par an grâce à cette seule zone industrielle, la première du genre en Côte d’Ivoire. En effet, chaque unité qui devrait occuper 3 à 4 hectares en traitera 30.000 tonnes annuellement, selon la même source.


Il faut dire que la Côte veut à tout prix éviter les erreurs du cacao et café dont elle est respectivement le premier et le troisième producteur mondial, mais dont l’essentiel est exporté à l’état brut. Pour l’anacarde, il s’agira surtout de faire partie de la chaîne de valeur mondiale, allant du décorticage au conditionnement pour la consommation finale, d’une partie de ses 849.000 tonnes produites annuellement. Le potentiel est énorme si l’on sait qu’un pays comme le Vietnam traite jusqu’à 2 millions de tonnes de noix. C’est pourquoi d’autres zones industrielles verront le jour notamment à Korhogo et Bouaké sur 25 hectares chacune se permettra de transformer jusqu’à 70% de la production, contre 20% actuellement.

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