La société publique portugaise de pétrole Galp a officialisé lundi 13 février, la cession du portefeuille d’actifs qu’elle détient dans l’activité amont de l’industrie pétrolière angolaise.
Cette décision est une suite logique de l’accord conclu avec la compagnie nationale angolaise, Somoil. Selon les modalités convenues au terme des négociations entre les deux parties, Somoil va débourser 830 millions de dollars, à raison de 655 millions payés d’ici le bouclage du deal prévu au second semestre 2023, et 175 millions de dollars en paiement conditionnel, effectué entre 2024 et 2025, en fonction des cours du brut.
Luanda veut avoir la main sur ce secteur vital
La sortie partielle du groupe Galp de l’amont pétrolier en Angola marque symboliquement la fin d’une époque pour cette entreprise qui a de gros intérêts économiques dans ce pays depuis son indépendance en 1975 et qui a su résister aux tensions diplomatiques entre Lisbonne et son ancienne colonie. Selon les observateurs, cette réduction du poids du groupe Galp dans l’industrie pétrolière angolaise témoigne aussi de la volonté de Luanda d’asseoir sa maîtrise totale sur ce secteur vital pour l’économie du pays.
Le deal entre Galp et Somoil couvre 14,45 % dans le bloc 14K et 5 % dans le bloc 32. D’après Filipe Silva, PDG de l’entreprise portugaise, cette opération vise à «cristalliser la valeur d’actifs amont matures» et à «soutenir la valorisation» du portefeuille du groupe. La transaction reste soumise à l’approbation des autorités de régulation angolaises et devrait permettre à la société de mettre en œuvre son plan visant à limiter l’impact carbone de l’ensemble de ses activités, selon son management.





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