Partout dans le monde, les populations vieillissent à un rythme sans précédent, si bien que beaucoup de pays s’appuient de plus en plus sur la migration pour réaliser leur potentiel de croissance à long terme, constate un nouveau rapport de la Banque mondiale.
Le Rapport sur le développement dans le monde 2023 : Migrants, réfugiés et sociétés considère cette tendance comme une occasion unique de faire en sorte que la migration bénéficie davantage aux économies et aux individus concernés. Les pays riches ainsi qu’un nombre croissant de pays à revenu intermédiaire — qui sont traditionnellement parmi les principales sources de migrants — sont confrontés à une démographie déclinante, ce qui intensifie la concurrence mondiale pour les travailleurs et les talents. Dans le même temps, la plupart des pays à faible revenu devraient connaître un accroissement rapide de leur population, ce qui les obligera à créer davantage d’emplois pour les jeunes.
«La migration peut être un puissant moteur de prospérité et de développement», affirme Axel Van Trotsenburg, Directeur général des Opérations de la Banque mondiale. «Lorsqu’elle est gérée correctement, elle profite à tous – dans les sociétés d’origine et de destination», ajoute-t-il.
Au cours des prochaines décennies, le pourcentage d’adultes en âge de travailler diminuera fortement dans de nombreux pays.
Au-delà de ce changement démographique, les facteurs qui poussent à émigrer évoluent également, rendant les mouvements transfrontaliers plus diversifiés et plus complexes. Aujourd’hui, il existe des pays de destination et d’origine à tous les niveaux de revenu, beaucoup tels que le Mexique, le Nigeria et le Royaume-Uni étant à la fois des points de départ et d’arrivée de migrants. Le nombre de réfugiés a quasiment triplé au cours de la dernière décennie. Le changement climatique menace de provoquer plus de migrations. Jusqu’à présent, la plupart des mouvements attribuables au climat se sont produits à l’intérieur des pays, mais environ 40 % de la population mondiale — soit 3,5 milliards de personnes — vivent dans des endroits fortement exposés aux incidences climatiques.
Non seulement les approches actuelles ne parviennent pas à maximiser les avantages potentiels de la migration en matière de développement, mais elles causent également de grandes souffrances aux personnes qui émigrent dans des conditions de détresse. Environ 2,5 % de la population mondiale — ou 184 millions de personnes, dont 37 millions de réfugiés — vivent actuellement en dehors de leur pays de nationalité, la majeure partie, soit 43 %, se trouvant dans des pays en développement.
Le rapport souligne l’urgence de mieux gérer la migration. L’objectif des responsables politiques devrait être de renforcer l’adéquation entre les compétences des migrants et la demande dans les sociétés de destination, tout en protégeant les réfugiés et en réduisant la nécessité de migrations de détresse. Le rapport met à leur disposition un cadre qui montre comment faire pour y parvenir.









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