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Burkina Faso: La filiale de la BCP explique l’incident qui a touché l’activité mardi

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Cet incident assez fâcheux qui est arrivé cette semaine à la Banque Atlantique du Burkina Faso qui a vu débarquer dans certaines des agences de la capitale Ouagadougou un huissier de justice accompagné d’agents de la force publique pour l’exécution d’une saisie sur les biens de la banque. L’incident est décrit dans la presse du pays des Hommes intègres comme irréaliste.

Dans un souci de transparence, la filiale du groupe Banque centrale populaire (BCP) a diffusé hier jeudi 10 septembre un communiqué pour éclairer l’opinion publique et surtout la rassurer. La Banque Atlantique du Burkina Faso (BABF) affirme notamment que l’un de ses clients, en l’occurrence la Sonatab d’après la presse locale, « avait bénéficié d’un accompagnement sous forme d’un crédit moyen terme destiné à financer l’implantation d’une unité industrielle. Le déblocage de ce crédit était conditionné par la formalisation d’un certain nombre de garanties et la réunion de documents nécessaires ».

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Mais selon la banque, le client a mis deux ans avant la « réalisation de ces conditionnalités », ce qui fait que le crédit en sera débloqué qu’en 2015. Le matériel sera importé, mais l’unité industrielle ne sera jamais montée. Et « le crédit mis en place n’a connu aucun remboursement à ce jour », toujours selon la BABF. Cela n’a pas empêché que deux ans après le déblocage de son crédit, le débiteur est revenu à la charge pour demander une rallonge, conformément au protocole de crédit.
Evidemment, n’ayant rien vu de clair dans le projet et surtout les réalisations concernant la première partie du crédit, la Banque a purement et simplement refusé. C’est là que commence une longue bataille judiciaire, puisque la Sonatab a réclamé « 5,3 milliards de FCFA de dommage, outre les intérêts à compter de la date d’ouverture du dossier ».

Première surprise. « En dépit des arguments et des preuves apportés par la Banque, par décision en date du 16/04/2019, le Tribunal de Commerce de Ouagadougou a condamné la BABF à payer la somme de 2 721 382 662 FCFA en méconnaissant au surplus la créance de la Banque résultant du crédit », souligne la BABF qui décide alors d’interjeter appel.

Deuxième grosse surprise. Puisque la cour d’appel confirmera ce premier jugement. Et le client qui n’a toujours pas remboursé le premier crédit qui lui a été accordé demande et obtient la saisie des biens de la banque, ce qui a mené à l’opération spectaculaire, voire surréaliste du mardi.

Pour le moment, la banque attend une ultime décision, celle de son pourvoi en cassation dont la décision devrait intervenir dans les jours à venir, puisque la procédure avait été renvoyée à ce vendredi 11 septembre.

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