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Burkina Faso : Le gouvernement en guerre contre la flambée des prix

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Le gouvernement burkinabè a entamé ces derniers jours des concertations tous azimuts avec les acteurs de la vie socioéconomique pour tenter de maîtriser la flambée des prix des produits de première nécessité. La dernière rencontre en date, ce jeudi 2 juin 2022 avec le secteur privé, n’a pas permis d’aboutir à un consensus sur la question des augmentations des prix des produits.

C’est peu de dire que le continent africain subit de plein fouet les effets de la guerre en Ukraine déclenchée il y a une centaine de jours. Cette guerre qui est à mille lieues du continent perturbe pourtant l’économie de nombre de pays avec la flambée des produits de première nécessité et du carburant. Au Burkina Faso, afin d’éviter une crise majeure et systémique de plus car les prix des denrées alimentaires ont flambé sur les marchés ces temps-ci, le chef du gouvernement Albert Ouédraogo et plusieurs de ses ministres ont pris langue avec les acteurs du secteur privé. Pour le gouvernement, il s’agit d’apporter une subvention pour certains produits comme le riz, l’huile, le lait, le sucre, les céréales et la farine afin de rendre raisonnables les prix sur les marchés et de voir également sur le plan international l’obtention de vivres pour les populations vulnérables. En effet, l’État doit faire un effort à travers un accompagnement et les opérateurs économiques à travers une réduction de marges sur leur bénéfice. Chaque acteur devra faire des concessions pour venir à bout du phénomène. Cependant, le dernier round de discussions qui s’est déroulé ce jeudi 2 juin 2022 n’a pas permis d’accorder les violons. A l’issue de la rencontre, les deux parties ont convenu de reporter l’annonce des mesures qui étaient attendues, afin de régler quelques détails techniques. Le gouvernement est, par exemple, pour le maintien de la baguette au prix actuel de 150 FCFA au profit du consommateur. Et pour les faîtières des boulangers, il s’agit de rester viable avec la hausse du prix de la matière première à l’international. Mais, après des heures de discussion, «la nécessité d’avoir des vues convergentes avec les différents acteurs n’a pas permis de finaliser quelques détails techniques», a indiqué le ministre du Commerce, Abdoulaye Tall. Il s’agit d’un secteur qui a plusieurs acteurs, notamment les boulangers, les meuniers, et les gros importateurs de la farine de blé.

Les deux parties ont donc décidé, de commun accord, de se donner encore quelque temps, pour finaliser les discussions, mais de façon diligente. Aucune date n’a été fixée, mais les parties sont engagées à accélérer le processus, pour un aboutissement rapide de ces concertations. Ce qui permettra au consommateur de trouver satisfaction, tout en assurant la viabilité des unités de production, a précisé le ministre en charge du Commerce.

 

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