Le nouveau chef d’état-major général des armées du Burkina Faso, le colonel-major David Kabré, installé mercredi 8 février dans ses fonctions, a promis des « actions urgentes fortes », dans le cadre de la lutte contre le terrorisme qui endeuille le pays depuis 2015.
« Au regard des caractéristiques de la menace, il semble évident que seule une conjugaison des efforts entre forces de défense et de sécurité, Volontaires pour la défense de la patrie et populations permettra d’inverser la tendance », a déclaré Kabré, à l’issue de la cérémonie d’installation.
Kabré a lancé un appel aux forces de défense et de

sécurité du Burkina Faso à travailler à donner « un souffle nouveau à la lutte contre le terrorisme ».
« Je développerai avec le commandement des opérations du théâtre national des mécanismes précis de planification, de conduite et de coordination des opérations en réorientant nos actions vers l’offensive », a-t-il promis.
Dans le cadre de la coopération militaire avec les voisins, le patron de l’armée burkinabé a souligné qu’il va « pour continuer la réflexion et mettre en œuvre des stratégies et des opérations conjointes en mutualisant nos ressources pour relever ensemble le défi de la guerre contre le terrorisme ».
Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d’attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus de 1,5 million de déplacés internes.
Malgré les multiples changements à la tête de l’armée, la situation sécuritaire au Burkina Faso s’est progressivement dégradée depuis quelques années.
Cette situation a provoqué des manifestations de colère, le plus souvent réprimées par les forces de l’ordre.





Burkina Faso

![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)



