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Burundi : grand rassemblement industriel

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Du 26 au 28 août, Bujumbura, la capitale économique a abrité, la 4ème édition du Salon Industriel du Burundi, sous l’initiative de l’Association des Industriels du Burundi (A.I.B). Une occasion d’exposer les biens industriels produits localement et de faire une rétrospection de ce secteur-clé pour le développement.

Des fabricants de divers produits tels que les habits, les produits de beauté, les peintures, du matériel de construction, des transformateurs des produits agricoles, des industriels du secteur des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), des compagnies des téléphonies mobiles,…s’étaient donné rendez-vous, à l’hôtel Source du Nil de Bujumbura.  Et ce, pour participer à la 4ème édition du Salon Industriel de Bujumbura organisé sous le thème : «Un secteur industriel dynamique et responsable engagé dans l’accroissement des exportations et la création d’emplois.»

Christian Nibasumba : « TradeMark garde son approche de travailler étroitement avec les industries de la CEA, les gouvernements des pays membres, le secteur privé, les organisations de la société civile »

Procédant à son ouverture officielle, Alain-Guillaume Bunyoni, le Premier ministre a déclaré que le moment est favorable pour le développement industriel au Burundi :«Notre pays vient de passer 15 ans dans la paix et la sécurité, et nous comptons effectivement le préserver encore des années, des décennies, et des siècles à venir. La paix et la sécurité sont des facteurs primordiaux de tout investissement. C’est donc le temps favorable pour inventer de nouvelles techniques et des technologies nouvelles.»

Ainsi, il a recommandé aux décideurs économiques d’inventer de nouvelles industries, d’améliorer la chaîne de valeur dans le secteur productif du Burundi. « Produire beaucoup et intensifier notre commerce tant sur le plan national, que sur le plan international. Certains burundais ont été créatifs ces dernières années. Qu’ils ne se reposent pas sur leur laurier et qu’ils n’arrêtent pas de prendre des initiatives et d’imaginer de nouvelles possibilités. Qu’ils revoient et améliorent la chaîne de valeur de leurs industries, de leurs entreprises ou de leurs produits », a-t-il souligné.

Il a en outre appelé à la promotion des produits locaux et à une bonne organisation du système de distribution tant sur le plan local que sous-régional. Et de lancer un appel vibrant à tout Burundais capable de monter une industrie de le faire dès aujourd’hui. « Car, demain, ça sera déjà trop tard. Nous nous adressons tout particulièrement à tous ceux qui sont en train d’utiliser leur génie pour servir les pays étrangers et nous restons convaincus que nous avons des experts, des savants dans plusieurs domaines. Libérez donc votre savoir-faire au profit de votre patrie afin que l’Afrique et le monde entier soit inondé par des ‘’Made in Burundi’’ »

Des industriels y croient mais ….

Pour sa part, Olivier Suguru, président de l’Association des Industriels du Burundi (A.I.B), le secteur industriel burundais est sur une bonne lancée. Néanmoins, certains obstacles restent à surmonter pour le développement du secteur industriel. Ici, il a cité, entre autres, le manque de main d’œuvre qualifié, l’absence de créativité, les défauts de certification des produits, pénurie de devises, le déficit énergétique, etc.  

Ainsi, le président de l’A.I. B a profité de l’occasion pour demander aux autorités certaines actions.  Une réforme profonde et structurelle du BBN pour son harmonisation avec les autres bureaux de la Communauté est-africaine (CEA), rendre opérationnel et profitable la Zone Economique Spéciale (ZES), la vulgarisation et appropriation des lois sur la contrefaçon et la propriété industrielle, la création et l’opérationnalisation d’un centre d’excellence de recherche au développement pour contribuer à la problématique inadéquation-formation-emploi.

De son côté, le président de l’A.I. B a annoncé que cette association se projette dans un proche avenir à la création d’une académie industrielle intitulée Manufacturing Academy. « Et ce, pour pallier aux défis de la qualification du personnel du secteur industriel », a-t-il précisé, notant que ‘’ le soutien du gouvernement et de ses partenaires est attendu’’.

M.Suguru est convaincu que seul le travail en synergie pour rendre l’industrie burundaise très prospère et concurrentielle : « En travaillant main dans la main, en tirant sur la même corde, des industriels et des acteurs économiques, des acteurs politiques, ensemble, nous y parviendrons. »

Christian Nibasumba : « TradeMark garde son approche de travailler étroitement avec les industries de la CEA, les gouvernements des pays membres, le secteur privé, les organisations de la société civile »

Olivier Suguru : «… ensemble, nous y parviendrons. » 

TradeMark, toujours aux côtés des industriels

« TradeMark East Africa est un partenaire privilégié à cette noble intervention. Car, non seulement elle s’inscrit dans notre mission première qui est celle de plaider pour la fluidité du commerce dans la région de la communauté est-africaine, mais aussi nous lui reconnaissons également l’importance de l’ouverture des produits burundais en général », a annoncé, à son tour, Christian Nibasumba, Représentant-Pays de TradeMark.

Il a d’ailleurs signalé que c’est grâce à son appui que 30 entreprises burundaises ont pu participer à l’exposition-vente organisée dans le cadre de la 4ème édition du Salon Industriel. Une occasion profitable selon lui : « En plus de vendre leurs produits, ils sont  connectés à leurs pairs. Conséquemment, nous souhaitons qu’à travers cet appui, nos industriels burundais puissent mettre un accent particulier sur le plaidoyer et l’amélioration du cadre réglementaire régissant l’industrie burundaise sans oublier le besoin éminent d’appuyer et d’éventuellement  réformer BBN (Bureau Burundais de Normalisation et de contrôle de la qualité) qui, comme vous le savez, reste l’acteur incontournable pour toute exportation en général vu que le thème de cette année reste l’accroissement des exportations.»

M.Nibasumba a souligné que TradeMark garde son approche de travailler étroitement avec les industries de la CEA, les gouvernements des pays membres, le secteur privé, les organisations de la société civile : « Et ce, dans le but d’accroître ensembles le commerce en libérant les potentiels économiques grâce à un environnement commercial amélioré. »

Le Salon Industriel du Burundi est organisé depuis 2018 par l’Association des industriels du Burundi (AIB). Intervenue dans une période de pandémie Covid-19, la 4ème édition n’a pas connu beaucoup de participation d’industriels venus de l’étranger.

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