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Burundi : Un tout premier Forum national sur le développement

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Pour la première fois de son histoire, le Burundi a organisé, du 18 au 19 novembre 2021, le Forum National sur le développement. Et ce, sous le thème «faire du Burundi un pays émergent d’ici 2040». Une occasion offerte aux experts en différents domaines de penser aux voies et moyens pour y arriver.

C’est au Palais des Congrès de Kigobe que ces assises se sont tenues. Et ce, en présence du Chef de l’Etat Evariste Ndayishimiye, le Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni, les présidents de deux chambres hautes du Parlement, les membres du gouvernement, des ambassadeurs, des partenaires techniques et financiers, etc.

Dans son message de lancement officiel, le président de la République, Evariste Ndayishimiye a dit que le forum se tient après une année d’analyse de tous les domaines de la vie nationale.

Evsriste Ndayishimiye, President de la République du Burundi

«De cette analyse, on a trouvé que le Burundi est capable d’être un des pays développés à voir ses ressources naturelles et son emplacement géographique par rapport à la région, à l’Afrique et au monde», a-t-il déclaré rappelant que  son gouvernement est fermement engagé dans ce combat contre la pauvreté. «Et ce, en vue d’accélérer la croissance de façon soutenue, durable et inclusive pour atteindre le niveau d’un pays émergent à revenu intermédiaire».

Pour y arriver, le Chef de l’Etat a souligné que cela exige des efforts particuliers, une autre manière de travailler et avec la participation de tous les citoyens.

Le Burundi étant à plus de 90 % agricole, le président Ndayishimiye a signalé que même si l’agriculture burundaise connaît des avancées remarquables ces dernières années, des efforts restent à consentir. « Et ce, pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et également profiter de nos avantages comparatifs pour exporter un grand volume de produit agricole.»

Un appel a été d’ailleurs lancé aux investisseurs nationaux ou étrangers. «Les opportunités d’affaires ne manquent pas au Burundi». Il a cité par exemple les secteurs stratégiques comme l’exploitation industrielle des mines, les infrastructures, l’agro-industrie, l’écotourisme, l’éducation professionnelle, les logements sociaux, les soins de santé, l’énergie et les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Concernant le secteur minier, le Président  a promis que le gouvernement est en train d’améliorer la politique minière afin d’en sortir un code minier qui permettra de conclure des contrats gagnant-gagnants.

Agriculture, capital humain, infrastructures «Même si notre agriculture connaît des avancées remarquables ces dernières années, des efforts restent à consentir pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et également profiter de nos avantages comparatifs pour exporter un grand nombre de produit agricole», a-t-il déclaré. Il sied de signaler que le Burundi est à 90% agricole.

D’autres préalables sont aussi les infrastructures selon lui.  Il a cité la construction du chemin de fer, des routes, la modernisation du port de Bujumbura et de l’aéroport International Melchior Ndadaye, des Centrales hydroélectriques et de la Zone Spéciale Economique (ZES).  

Avec toutes ces infrastructures, il est convaincu que Bujumbura pourra devenir un hub logistique régional.

«Pour rendre possible ces ambitions, nous avons trouvé que la priorité doit être orienté notamment vers le développement du capital humain». Ainsi, le président a annoncé qu’on compte opérer des réformes dans le secteur éducatif pour rendre l’enseignement plus professionnel que général.

Et face aux défis budgétaires, le Chef de l’Etat reste convaincu que le partenariat public-privé peut être une solution efficace.  Il a remercié les partenaires étrangers qui ont déjà accepté d’accompagner le Burundi dans sa marche vers le développement durable et intégré.

Accroitre la production agricole, une priorité
Des exposés sur comment accroître, accélérer et  la production agricole et son exportation, la bonne gouvernance, intéresser les PPP, les infrastructures, les mines, l’aide au développement, etc ont été réalisés et suivis des recommandations.

A titre d’exemple, le Professeur Sailvator Kaboneka, a recommandé que pour accroître la production agro-pastorale, il faut introduire la grande mécanisation agricole ; la disponibilité et l’accessibilité des intrants de qualité ; une diversification des variétés performantes et résistantes aux maladies et ravageurs adaptés au terroir. Il a aussi proposé la mutation de l’élevage de subsistance à un élevage commercial ; la promotion de la recherche variétale ; la spécialisation d’élevage. Cet agronome et enseignant à l’Université du Burundi, a indiqué, qu’il faut aussi une adaptation aux avancées technologiques et la valorisation du surplus de production et une amorce de l’industrialisation. «Il faut également établir et renforcer les synergies entres les institutions de recherche et d’enseignement», a-t-il recommandé. Pour ce professeur, «l’agriculteur ne doit pas seulement être un consommateur de technologies mais son commanditaire».

Ce forum sera suivi par une mini table-ronde des partenaires techniques et financiers du Burundi.

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