Le Directeur général des Douanes du Cameroun, Fongod Edwin Nuvaga, et le Directeur général du Conseil des Chargeurs du Tchad (COC-Tchad), Hamid Djoumino, ont conclu, en fin de semaine dernière à Yaoundé, un protocole d’accord de collaboration
Cet accord vise à «établir un cadre de consultation, de collaboration, et d’échanges d’informations et de données entre les deux parties», souligne la Douane camerounaise dans un communiqué.
Il vise spécifiquement à accompagner les chargeurs dans les procédures et d’opérations de transit douanier sur le territoire camerounais, à contribuer à la réduction des coûts et des délais de passage des marchandises. Il s’agit également de garantir l’optimisation des recettes en maîtrisant les quantités des marchandises en transit et la cartographie des chargeurs spécialisés dans les opérations de transit sur les corridors camerounais.
Le syndicat patronal des chargeurs tchadiens, en partenariat avec les douanes camerounaises ont convenu de mettre en place une plateforme électronique d’échanges de données. Le Conseil des chargeurs du Tchad devra aussi interfacer le système de gestion du bordereau électronique de suivi des cargaisons avec le système d’information de douanes camerounaises et celui de la collecte de la redevance maritime côté tchadien.
De son côté, le management des douanes du Cameroun s’engage à ne plus immobiliser les véhicules tchadiens en cas de suspicion d’infraction. Au lieu de poser des sabots, ce sera un sticker en cas d’absence de GPS, ou la balise du transporteur. Les routiers tchadiens effectuant des navettes sur le corridor Douala-N’Djamena se plaignent depuis des années des tracasseries et du racket dont ils sont victimes de la part de forces de l’ordre et la douane camerounaise.
Selon les statistiques du Bureau de gestion du fret terrestre du Cameroun, environ 20.000 mouvements de camions sont effectués du Cameroun vers le Tchad par an. Ce qui correspond à un peu plus d’un million de tonnes de marchandises transportées chaque année. Ce qui génère 50 milliards de FCFA de recettes annuelles pour le Trésor camerounais.





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