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Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.

Lorsqu’une nouvelle gamme importée arrive sur un marché africain, le premier rapport commercial met souvent en avant les unités écoulées, le chiffre d’affaires et le nombre de points de vente servis. Ces données répondent à une question utile : le produit a-t-il commencé à circuler ? Elles ne disent pourtant pas si cette circulation peut durer. Un lancement peut afficher de bonnes ventes tout en accumulant des factures non encaissées, des retours sans diagnostic, des ruptures dans une ville et du surstock dans une autre. Le tableau de bord initial doit donc rendre visibles les exceptions qui empêchent une vente de devenir un réassort sain.

Le paysage logistique de l’Afrique de l’Ouest vient de franchir un cap historique. Ce jeudi 17 avril 2026, l’entreprise AfricaGlobal Logistics (AGL) a officialisé l’ouverture d’un nouveau corridor multimodal reliant le port d’Abidjan à la capitale malienne, Bamako. La particularité de ce tracé ? Une escale stratégique par Bobo-Dioulasso, la capitale économique burkinabè, transformant ce trajet en une véritable colonne vertébrale pour l’économie régionale.

Face aux défis géopolitiques et économiques de la sous-région, une petite révolution vient de s’opérer sur les routes ouest-africaines. Grâce à l’initiative du géant AfricaGlobal Logistics (AGL) et à une coopération douanière inédite, un corridor multimodal relie désormais la Côte d’Ivoire au Mali, en transitant par le Burkina Faso. Un pari stratégique qui promet de transformer durablement le commerce entre Abidjan et Bamako.

1. La pression opérationnelle : normale et attendue La chaîne logistique mondiale comporte toujours des imprévus : - Changements d’ETA du navire ; - Congestion portuaire ; - Exigences douanières strictes ; - Délais de cut-off non négociables - Les freight forwarders sont formés pour gérer ces réalités. C’est la pression normale du secteur.

Dans le métier de freight forwarding, la pression fait partie du quotidien. Les changements d’ETA des navires, la congestion portuaire, les contrôles douaniers et les cut-off sont des réalités que nous gérons chaque jour. Cette pression opérationnelle est normale. Cependant, pour que la logistique fonctionne, deux acteurs doivent être alignés : le client et le freight forwarder. Lorsque l’un des deux manque de préparation ou de professionnalisme, la pression devient inutile et le processus se complique.