En veilleuse depuis plus de 6 ans, les travaux de construction des centrales hydroélectriques de l’Impératrice Eugénie (88 MW) sur la rivière Ngounié et du FE2 (36 MW) sur la rivière Okano à Mitzic pourraient reprendre suite à l’accord avec deux entreprises spécialisées.
En effet, un accord tripartite entre l’Etat gabonais et les entreprises Coder et CGGC, chargées de financer et matérialiser ce projet, a relancé les perspectives jadis avortées. Ce deal engage la Compagnie de développement des énergies renouvelables (Coder) à mettre à la disposition de la CGGC (China Gezhouba groupe corporation), les fonds nécessaires pour réaliser ces infrastructures.
«Quand nous avons des concessions, notre rôle est la mobilisation des ressources. Nous allons mobiliser environ 270 milliards FCFA [452,7 millions de dollars, Ndlr] pour donner aux Chinois qui vont être les soustraitants pour la construction des ouvrages. Et ensuite, la société Coder va les exploiter pendant une trentaine d’années, selon la durée de la concession », a indiqué Traoré Mantion, représentant Coder lors de la signature de cet accord.
Le langage est mesuré chez le gouvernement : « C’était un dossier attendu depuis de longues années, et qui a connu diverses péripéties dans son développement. Il s’est agi de nous asseoir avec les entreprises Coder et CGGC pour définir les nouvelles modalités de redémarrage des projets », a affirmé le ministre de l’Energie Alain Claude Bilie-By-Nze.
Historiquement, c’est en 2010 que l’Etat gabonais a signé avec Coder une convention pour la construction de centrales en question afin de valoriser le potentiel hydroélectrique des deux chutes de l’Impératrice Eugénie, et du FE2. Sauf que 5 années plus tard, le Gabon va résilier le contrat pour non-respect des termes et dénoncer l’immobilisme de Coder.
Désormais le ménage entre Libreville et la société intervenant dans les BTP est au beau-fixe.





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