Les sorties hasardeuses de Donald Trump pour attaquer ses adversaires politiques du moment, en l’occurrence Joe Biden, alors candidat pour un second mandat, et Kamala Harris aujourd’hui, ont un effet boomerang sur le Grand Old Party – Parti Républicain.
Résultat : certains républicains haut placés quittent le navire Trump pour rallier Kamala Harris
Après l’attentat raté qui a failli lui coûter la vie, Donald Trump, candidat aux présidentielles de novembre, avait déclaré œuvrer, désormais, pour l’unité de la nation américaine ! Il avait même jeté aux orties son discours incendiaire, préparé d’avance, pour improviser une intervention aux accents qui parlent à tous les Américains. Et quelles que soient leur catégorie sociale, leur race, leur confession, leur orientation sexuelle… Cette promesse n’a pas tenu 24h avant que le bouillant candidat milliardaire du parti républicain à l’élection présidentielle ne renoue avec ses vieux demons : les insultes à la place d’une vision programmatique politique qui donne à rêver.
Le Parti démocrate a sauté sur cette occasion pour aller draguer les réalistes et ceux qui ont une idée très élevée de la notion de la démocratie dans le camp d’en face.
Essoufflement de la campagne républicaine
Ce ras-le-bol républicain s’est traduit, lors du deuxième jour de la convention démocrate, par le départ de Stephanie Grisham, l’ancienne secrétaire de presse de Donald Trump, et Kyle Sweetser, un ancien électeur pro-Trump. Tous les deux ont été invités par le Parti démocrate à prononcer des discours.
«Depuis un mois, [des très hauts placés chez les républicains]me disent que malheureusement, Trump travaille très fort pour perdre [la campagne]», a illustré Louise Blais, diplomate en résidence et professeure à l’École supérieure d’études internationales à l’Université Laval à Québec- Canada.
Pire, des électeurs ont accusé Donald Trump d’avoir manqué de discipline dans les dernières semaines. Son style à l’emporte-pièce consistant à attaquer et à insulter ses adversaires n’a plus d’effet. Au contraire ! toto
Dans cette mare politique washingtonienne où tous les coups sont permis pour Trump, l’ancienne diplomate indique : «C’était une chose d’attaquer le président contre qui il se présentait. Kamala Harris a réussi à renverser les rôles. Elle n’a pas vraiment un passé qui est facile à attaquer. Il est donc pris avec des choses très superficielles. Pour le moment, ça tombe un peu plat.»
Cela étant, la démocratie américaine, en dépit de ses imperfections, a les moyens de transcender les idéologies néfastes à son fonctionnement.
Doute sur le colistier de Trump
Selon Louise Blais, des sources internes auraient confirmé que Donald Trump regrettait d’avoir choisi J.D. Vance comme colistier.
«C’est un choix qui a été fait un peu trop rapidement, qui n’a pas été réfléchi. [Cette décision a été prise en tenant pour acquis] qu’ils avaient devant eux un Président Biden qui faisait sa propre campagne», a-t-elle dit.





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