Le vent de la renaissance des infrastructures qui souffle sur la Côte d’Ivoire a été marqué, le 25 novembre 2016, par une cérémonie d’une grande importance dans les relations entre la Côte d’Ivoire et le Japon. A savoir, le lancement des travaux d’un échangeur sur l’une des principales artères de la ville d’Abidjan.
Dans 36 mois, un impressionnant échangeur va se dresser sur le Boulevard Giscard d’Estaing (artère principale d’une dizaine de kilomètres qui relie l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny au centre-ville d’Abidjan. L’ouvrage qui sera réalisé à la jonction entre les quartiers de Treichville et de Marcory, est le ticket d’entrée du Japon dans le secteur du BTP en Côte d’ Ivoire. Pour s’offrir ce ticket, le gouvernement japonais devra débourser, en don, 25 milliards de Fcfa, coût de réalisation du chantier. Cet échangeur baptisé « Echangeur de l’amitié Ivoiro-japonaise » est d’une importance pour les autorités ivoiriennes. Dans la mesure où il décongestionnera considérablement la circulation à ce carrefour communément appelé Carrefour Solibra. L’endroit est hautement stratégique. Vu qu’il relie l’aéroport au Plateau (quartier des affaires) et des zones commerciales et industrielles. On comprend la joie immense du Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, qui a retardé son heure de départ à Antananarivo (Madagascar) pour le Sommet de la Francophonie à cause de la cérémonie. En allant la présider personnellement, le chef du gouvernement a voulu montrer toute l’importance de l’évènement dans le programme de réalisation des nombreux projets d’infrastructures de transports dans la ville d’Abidjan. L’ensemble de ces projets, prévus à moyen terme sont évalués à 500 milliards de Fcfa. Et le Japon, à lui seul, compte prendre une part importante au financement. Trois autres importants échangeurs dans la partie est d’Abidjan tiennent en bonne place dans son portefeuille d’activités prochaines.
Comme s’il s’agissait pour les autorités étatiques du Japon de rattraper un retard, elles se montrent très incisives. En témoignent les explications de l’ambassadeur Kawamura Hiroshi : « c’est une façon pour notre pays de contribuer à l’accélération de la croissance économique ivoirienne ». D’où l’importance pour son pays « d’engager des investissements, surtout dans des infrastructures de qualité qui assurent l’efficacité économique…». Le Japon, explique-il, est d’autant plus conforté dans son engagement à soutenir la Côte d’Ivoire, que ce pays fait beaucoup d’efforts en réalisation d’infrastructures.
Apropos d’ « infrastructures de qualité », le Japon est aussi sur un important projet au Port autonome d’Abidjan, le plus important de la sous-région. En effet, la coopération nippone à travers son organisme dédié, Jica, doit y réaliser un nouveau terminal céréalier moderne et performant. Le projet est encore au stade des études, mais les choses avancent bien, apprend-on. La nouvelle plateforme couvrira 10 ha. Grâce à son tirant d’eau qui passera de 9 à 13 mètres, elle permettra surtout d’accueillir les grands navires vraquiers.
Les dirigeants du port fondent de grandes attentes pour cette future infrastructure qui leur permettra de traiter avec beaucoup plus d’aisance les cargaisons destinées non seulement à la Côte d’Ivoire, mais aussi au pays de l’hinterland (Mali, Burkina Faso, Niger).
Au-delà des ouvrages de qualité que les entreprises japonaises vont offrir à la Côte d’Ivoire, il y a surtout le transfert du savoir-faire nippon dont bénéficieront les nombreuses entreprises ivoiriennes sous-traitantes. Concernant particulièrement le chantier de l’échangeur, l’ambassadeur promet que tout au long du chantier, «nous allons partager le savoir-faire japonais avec les ingénieurs et consultants ivoiriens qui prendront part aux travaux ».





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