Le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall, président en exercice de l’Union africaine (UA) devrait s’entretenir ce vendredi 03 juin avec son homologue russe Vladimir Poutine à Sotchi. La visite a lieu à l’invitation du maître du Kremlin.
Macky Sall est accompagné du président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat. L’UA espère ainsi « contribuer à l’accalmie dans la guerre en Ukraine, et à la libération des stocks de céréales et de fertilisants, dont le blocage affecte particulièrement les pays africains« .
Dans un message adressé mardi aux dirigeants des pays européens réunis à Bruxelles, le président sénégalais avait demandé de tout faire « pour libérer les stocks de céréales disponibles » en Ukraine mais bloqués en raison de l’offensive russe qui organise un blocus en mer Noire et interdit l’accès au port d’Odessa.
Avant la guerre, Russie et Ukraine assuraient à elles deux 30% des exportations mondiales de blé. L’Afrique, qui en est extrêmement dépendante, comptait en 2020 quelque 282 millions de personnes souffrant de sous-alimentation, selon les estimations de l’ONU.





Sénégal


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


