Depuis ce mardi 29 mars, les Togolais payent beaucoup plus cher le carburant.
L’Etat, par un arrêté interministériel pris la veille, a décidé de réajuster les prix des produits pétroliers, à compter de mardi, pour amoindrir les contrecoups de l’augmentation du prix du baril à l’international due à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, deux pays importants dans l’exportation de pétrole brut et même de raffiné dans le monde. Depuis donc ce mardi, les volucompteurs ont été reprogrammés pour tenir compte de la nouvelle structure des prix. Ainsi, le super sans plomb qui était de 505 FCFA s’élève à 595 FCFA, le gazole de 520 FCFA est réajusté à 605 FCFA, le pétrole lampant de 400 FCFA est passé à 550 FCFA.
Selon les autorités togolaises, le gouvernement n’en pouvait plus supporter les surcoûts. Si l’Etat subventionnait le carburant depuis juillet 2021, il se voit dans la contrainte de réajuster les prix eu égard, non seulement, à la flambée du baril qui est déjà passée, en cette année 2022, de 18 dollars à 110 dollars voire 120 dollars mais aussi à une augmentation exagérée de la consommation des volumes. Les volumes stockés pour approvisionnement sur deux semaines, par exemple, ont été consommés en une semaine, voire trois jours. Et pour le ministre en charge du Commerce Kodjo Adédzé, cela suppose que les efforts faits à la base en termes de subventions pour satisfaire les contribuables togolais, vont au-delà, en couvrant aussi ceux qui ne sont pas sur le territoire. Pour soulager, tant soit peu, les prestataires, le gouvernement a annoncé que la Taxe sur la Valeur mobile (TVB) sera revue au niveau des transports.





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