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Crise systémique : Les avatars de l’économie mondiale sous la loupe du World Free Zones Organization

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Les profondes mutations que nous impose notre nouveau mode de vie ont des conséquences irréversibles sur nos sociétés. Le monde est aujourd’hui confronté à de nouveaux défis qu’il urge de relever pour un avenir meilleur pour la postérité (environnement, pénurie des ressources, crise économique…). Par ailleurs, la pandémie du coronavirus a davantage mis à mal des économies à bout de souffle et générant de moins en moins de croissance. Comment relancer des économies en perte de vitesse ? Faut-il changer notre mode de vie ? Remettre en question les modèles sous-tendant nos économies ? Que faut-il changer ? Ces questions ont été au cœur de la conférence internationale organisée par le World Free Zones Organization du 15 au 17 septembre 2020.

L’urgence de changer de modèles

Dr. Mohammed Alzarooni, Président du WFZO

Dr. Mohammed Alzarooni, Président du WFZO

Selon les prévisions de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les échanges commerciaux internationaux se contracteront de 30% en 2020. Dans tous les pays du monde des plans de sauvetages inédits ont été déployés. Par exemple, aux États-Unis 2 trillions de dollars ont été injectés pour soutenir l’économie du pays. En Europe, la barre des 2000 milliards de dollars a aussi été franchie. Malgré ces méga plans de sauvetage, les prévisions ne rassurent guère sur des lendemains meilleurs. Il convient selon le Dr. Samir Hamrouni, Président du World Free Zones Organization de redéfinir nos modèles : «le monde a radicalement changé en quelques mois, redéfinissant notre sens de la normalité. Il nous impose une remise en cause plus rapide que celle que nous avions connue autrefois».

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Plusieurs experts issus de plus d’une dizaine de secteurs d’activité (transports terrestre, aérien et maritime, logistique et commerce transfrontalier, finance…) ont proposé des solutions innovantes pour éviter la menace qui pèse sur l’humanité.

Le secteur des transports

Un rapport de l’ONG internationale Oxfam publié récemment soutient que 1% des plus riches de la planète ont émis 15% des émissions de gaz à effets de serres durant les 20 dernières années, soit deux fois plus que la moitié de la population la plus pauvre de la planète. Est-il possible pour le secteur du transport de générer moins de pollution ? Selon Jean Todt, Président de la Fédération internationale de l’Automobile, l’un des experts de ladite conférence, il y a des notes d’espoir : «le secteur automobile est aujourd’hui responsable de 35% de la pollution atmosphérique. Mais il est tout aussi rassurant de noter que le parc automobile mondial consomme 4% d’énergie en moins depuis quinze ans». Par ailleurs, les mesures prises durant les temps forts de la pandémie, notamment le confinement a été fort bénéfique pour l’atmosphère ont unanimement reconnu les experts. Certaines politiques telles que le développement des transports publics pourraient considérablement réduire les niveaux actuellement atteints. Il est tout aussi important de développer des carburants plus respectueux de l’environnement, a insisté Martin Koers, Directeur général de l’Association allemande de l’industrie automobile.

Le secteur de l’énergie

Dr. Samir Hamrouni, de World Free Zones Organization

Dr. Samir Hamrouni, de World Free Zones Organization

La pandémie du coronavirus nous a été également rappelée combien l’économie mondiale est dépendante de l’or noir. En effet, l’effondrement des cours survenu au cours du premier semestre de l’année en cours a paralysé dans son sillage plusieurs secteurs (transports maritimes, industries industrialisantes…) et par ricochet de nombreux pays notamment les pays producteurs de pétrole. Aujourd’hui encore, l’ensemble de la planète consomme environ 100 millions de barils de pétrole par jour. Une consommation qui devrait baisser de 9,3 millions de barils par jour en 2020 selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). C’est une bonne nouvelle selon Sanda Ojiambo, Directrice exécutive de UN Global Compact, une des experts du panel dédié à l’Energie : «la volatilité du marché du pétrole ainsi que son impact nocif sur l’environnement est une opportunité pour l’ensemble de l’industrie de développer des sources d’énergie alternative plus respectueuses de l’environnement».

Le secteur du commerce transfrontalier

Le commerce transfrontalier a particulièrement souffert des mesures visant à la fermeture des frontières. Ce pan du commerce mondial a un poids conséquent selon les continents. En effet, selon des statistiques de l’Union africaine (UA), il représente en Afrique de l’Ouest entre 20%

et 75% du commerce intra-régional indépendamment des pays. Par ailleurs, en Europe, il est dominé par le e-commerce qui a généré 95 milliards d’euros en 2018. Liam Fox, ancien ministre britannique du Commerce dans son intervention a soutenu l’idée d’une synergie d’actions afin de développer davantage le e-commerce. L’Afrique a connu d’énormes progrès dans les moyens de paiements électroniques en dix ans. Y développer le e-commerce pourrait être une solution efficace pour réduire drastiquement la contrebande.

Cette conférence sur de nouveaux modèles fut l’occasion certes, d’une réelle prise de conscience des intervenants mais surtout de propositions pertinentes. D’autres champs de l’activité économique ont été abordés tels que les secteurs financier, de la santé etc. Il reste une forte volonté politique afin que le monde redresse la pente descendante sur laquelle est engagée l’économie mondiale depuis plusieurs années.

A propos du WFZO

World Free Zone Organization : à Dubaï l’organisation non profit pour les zones franches dans le monde

World Free Zone Organisation  (WFZO) est une nouvelle entité à but non lucratif qui agit comme agent de liaison et de coordination entre les zones franches dans le monde, et qui est de transformer la façon dont ils fonctionnent dans de nombreux pays à travers le monde.

Fondée à Genève, et basée à Dubai Airport Freezone Émirats Arabes Unis, WFZO veut devenir le leader mondial en termes de connaissance des zones, s’efforcera d’améliorer la connaissance et la perception des zones franches, afin de fournir une gamme de services pour les membres et la communauté. En outre WFZO fournit une aide afin d’accroître la sensibilisation aux avantages de zones franches en termes d’IDE économique, social etc.

L’objectif de l’organisation est d’optimiser la fonctionnalité et l’efficacité de la zone franche à l’échelle mondiale, de la normalisation des paramètres et des méthodes et l’analyse de marché spécifique pour une utilisation par les membres, les gouvernements, les entreprises et les particuliers intéressés.

Le WFZO, qui est ouvert à tous les pays membres de l’ONU, est composé de représentants de zones franches, ainsi que des associations de partout dans le monde. Le WFZO sera financé pour les trois premières années par Dubaï. Il compte actuellement 22 zones franches et 14 pays font partie des fondateurs, dans les Émirats arabes unis, l’Afrique, l’Europe, l’Inde, la Chine, les États-Unis et en Amérique Latine.

Mohammad Al Zarooni – son président – a déclaré : «Le WFZO entend promouvoir un esprit de coopération, le dialogue et l’orientation. Elle fournira une assistance aux pays qui peuvent bénéficier à partir du modèle de la zone franche. Les Emirats arabes unis ont été un brillant exemple du rôle dynamique que jouent les zones de développement économique et social. WFZO permettra également de renforcer le développement de zones franches dans d’autres parties du monde».

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