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Croissance et pauvreté en Afrique : les deux paradoxes

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Africa’s Pulse, publication semestrielle de la Banque mondiale, qui analyse les perspectives économiques de l’Afrique, annonce avec entrain, fin 2014, que les économies africaines «continuent de se développer à un rythme soutenu malgré une croissance mondiale plus faible que prévue et une stagnation, voire une baisse du prix des matières premières.» A la clé, la revue spécialisée de la BM prévoit une croissance du PIB de 5,2% en 2015-2016 contre 4,6% en 2014.

Les raisons de cet optimisme de bons alois : la forte hausse des investissements publics dans les infrastructures, l’augmentation de la production agricole ainsi que le développement des services dans les domaines du commerce, des télécommunications, des transports et de la finance devraient continuer de booster le développement. Cette reprise de la croissance est attendue en dépit d’une conjoncture marquée par la baisse du prix des matières premières et des investissements directs étrangers liée au ralentissement de l’économie mondiale. Toutefois, force est de reconnaître que ces tendances salutaires de la croissance, qui pourraient se maintenir sur les 20 prochaines années, cachent mal des problèmes structurels et les dynamiques de pauvreté en Afrique.

Le continent poursuit, pour l’essentiel, la vente de ses matières premières et donc s’industrialise lentement, passant à côté d’un facteur essentiel de croissance et d’emploi. L’étude de la Banque mondiale montre que l’extraction de ressources naturelles et le secteur des services soutiennent la croissance africaine. Alors même que la plupart des travailleurs et 80% des populations les plus démunies tirent l’essentiel de leurs revenus de l’agriculture vivrière !


Les économies africaines ont été transformées par près de deux décennies de forte croissance, mais les évolutions structurelles, allant dans le sens d’une réduction significative de la pauvreté, n’ont pas été au rendez-vous.

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