La Guinée-Bissau relance sa machine diplomatique, après l’épisode de la crise politique qu’elle a traversée. Elle vient d’ouvrir un consulat général à Dakhla, dans les provinces du Sud marocain.
Bissau renforce ainsi sa relation avec un allié de taille, le Royaume du Maroc, avec qui elle pourrait consolider la diplomatie du développement.

La coopération Sud-Sud a de beaux jours devant elle tant elle s’avère quelquefois beaucoup plus bénéfique que les relations Nord-Sud souvent empreintes de complexité. Un des exemples les plus palpables, c’est la coopération bilatérale entre la Guinée-Bissau et le Maroc. En effet, dans la perspective de renforcer leurs relations diplomatiques, le Royaume chérifien et la Guinée-Bissau ont signé, le mercredi 21 octobre à Rabat, des accords dans le domaine économique.
Au nombre de quatre, ces accords de coopération bilatérale sont inscrits dans les domaines de l’industrie, du tourisme, du transport, de l’énergie et de la logistique. De l’avis du ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération africaine, ceux-ci vont «renforcer davantage les échanges d’expériences et d’expertises entre les deux pays». Pour un pays qui vient de sortir d’une longue crise politique, c’est un acquis de taille. Et c’est dire que les nouvelles autorités bissau-guinéennes ne se sont pas trompées en voulant renforcer l’axe Bissau-Rabat avec leur volonté d’ouvrir une représentation diplomatique dans les Provinces du Sud marocain. Et le pays de Umaro Sissoco Embaló devient ainsi le quatrième pays africain après la Guinée, le Djibouti, la Gambie et le Liberia à ouvrir un consulat général à Dakhla. C’est aussi la onzième nation du continent à avoir une représentation diplomatique dans le Sahara marocain qui accueille déjà le Burundi, les Comores, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la République centrafricaine et Sao Tomé-et-Principe qui, eux, ont ouvert des consulats généraux dans la ville de Laâyoune.
Notons que l’intérêt de la Guinée-Bissau pour le Sahara marocain remonte à plus loin d’autant que Bissau n’a eu de cesse d’apporter son soutien au plan marocain d’autonomie pour le Sahara. Bissau fait également partie des 28 pays africains qui ont soutenu le retour du Maroc à l’Union africaine en 2016, en exigeant l’exclusion de de la RASD, représentant du Front Polisario.





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