Si le trio des pays africains ayant l’indice d’e-gouvernement le plus élevé n’a pas changé dans l’édition 2022 du Rapport des Nations-Unies (E-Government Survey), la position sur le podium a cependant changé.
L’Afrique du Sud, qui était classée troisième en 2020, domine désormais le classement, suivie de l’île Maurice (1ère dans le précédent ranking) et des Seychelles. La Tunisie et le Maroc arrivent respectivement aux 4è et 5èmes positions. L’Egypte est classée 6ème tandis que le Kenya occupe le dixième rang et la Côte d’Ivoire, quatorzième. Le Rwanda cité donné souvent en exemple pour la digitalisation des services publics, est 13ème.
Pour élaborer son classement, l’ONU s’est fondée sur les critères suivants : le développement des infrastructures de télécommunication, le capital humain et les services en ligne.
La Covid-19 a stimulé la transformation numérique
Les auteurs du rapport notent que 2020 semble avoir été une année charnière avec la Covid-19 qui a stimulé la transformation numérique de plusieurs services gouvernementaux. Les principaux services numériques que la majorité des pays africains ont adoptés concerne l’état-civil, les procédures de facilitation des affaires ainsi que les déclarations et le paiement d’impôts. Les Nations Unies indiquent qu’en Afrique, 61 % des pays proposent en moyenne 12 services en ligne. Pour la première fois, cinq pays (Nigéria, Rwanda, Angola, Égypte et Afrique du Sud) offrent 20 services publics en ligne se rapprochant de meilleurs élèves en Europe et en Asie.
Malgré les nombreux progrès enregistrés par les pays africains en matière d’administration électronique au cours des deux dernières décennies, les Nations Unies regrettent de n’avoir pas insisté davantage sur l’inclusion. «Ce sont généralement les groupes les plus faciles à atteindre qui ont le plus profité des progrès notables de tandis que nombre des populations les plus pauvres et les plus vulnérables ont été laissées pour compte», affirme l’Organisation.









![Tribune | Bataille mondiale des imaginaires : «pour une souveraineté créative numérique africaine » [Par Mohamed Zoghlami] Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Aurion-450x253.jpg)

