Grâce à plus de 10 milliards de dollars d’investissements dans le secteur de la production électrique, la Côte d’ivoire est devenue l’un des principaux fournisseurs d’électricité en Afrique de l’Ouest.
Quel pays d’Afrique de l’Ouest alimente en partie en électricité, à la fois le Mali, le Ghana, le Niger, le Bénin, le Togo et le Burkina Faso ? Avec ses énormes ressources en pétrole et ses centaines de torches allumées pour éviter que le gaz qui s’échappe des puits ne pollue de manière incontrôlée l’atmosphère, cela devait sans doute être le Nigeria.
Eh bien, non. C’est plutôt la Côte d’Ivoire qui est sur le point d’être l’un des plus gros exportateurs d’électricité du continent. En l’espace d’une dizaine d’année, les abords de la Lagune Ebrié ont vu s’installer le double de la capacité de production qui existait avant 2010, soit quelque 6000 MW.
Il s’agit d’une capacité qui correspond à près de cinq fois celle installée dans un pays comme le Sénégal qui est pourtant l’un des meilleurs élèves en Afrique avec un taux d’électrification de 65%. C’est dire que l’objectif ivoirien est très clairement d’être un acteur incontournable dans la sous-région, notamment en exploitant à fond sa production pétrolière locale pour exporter, mais également rendre disponible la ressource pour les entreprises locales et les entreprises.
Car si les Sénégalais peuvent se vanter d’offrir à deux tiers de leurs populations de l’électricité, en Côte d’Ivoire, le taux d’électrification atteint désormais près de 75%, soit 10 points de pourcentage de plus que son éternel rival d’Afrique de l’Ouest.
Evidemment pour atteindre de telle performance, il a fallu qu’Abidjan sorte le carnet de chèque pour réaliser des investissements d’envergure. Ainsi, entre 2011 et 2017 quelque 7000 millions de Fcfa ont été injectés dans des installations ultramodernes, soit l’équivalent de 10,4 milliards de dollars.
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Côte d’Ivoire





