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Energies renouvelables : Une réelle opportunité et un défi pour l’Afrique

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600 millions d’Africains sur les 800 millions que compte le continent n’ont pas accès à l’électricité. Et si rien n’est fait, ils seront dans 10 ans 700 millions pour 1 milliard d’habitants. Pour relever ce défi et le traduire en opportunité, les pouvoirs publics africains, ne jurent que par les énergies renouvelables.

panneaux solairesL’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne produit moins d’énergie qu’un seul pays d’Europe. Cela n’est pas acceptable. Le continent dispose de talents et de ressources naturelles qu’il devrait mettre à profit pour satisfaire ses besoins. Il nous faut éradiquer la pauvreté. Il nous appartient de planifier notre développement. Cette boutade du président ivoirien Alassane Ouattara, lors de l’Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) en juin dernier à Abidjan, en dit long sur la frustration des Africains de constater que 600 millions d’entre eux sur les 800 millions que compte le continent n’ont pas accès à l’électricité et que si rien n’est fait, ils seront dans 10 ans 700 millions pour 1 milliard d’habitants. Il faut dire qu’aujourd’hui les 54 pays africains font face à un énorme défi énergétique. En effet, dans certains pays d’Afrique, entre 50% et 75% de la population vit sans électricité. En 2015, au Mali, en Angola ou en Namibie, les 3/4 des habitants sont privés de courant. En Ethiopie, cela représente 70 millions de personnes qui vivent dans le noir, 60 millions en République démocratique du Congo (RDC). «Améliorer l’accès à l’électricité permettrait de soutenir la croissance, de réduire la pauvreté et d’assurer la prospérité du continent», assure Jamal Saghir, Directeur du développement durable pour l’Afrique, au sein de la Banque mondiale. 

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L’ensemble de l’Afrique subsaharienne qui compte 1 milliard de personnes (soit 13% de la population mondiale) consomme moins d’électricité en une année qu’un petit Etat des Etats-Unis. 80% des ménages utilisent ainsi les biomasses solides, dont le bois, pour cuisiner. Or, 500.000 décès par an en Afrique – majoritairement des femmes et des enfants – sont imputés à la pollution engendrée par la combustion de ces biomasses. … Mais riche en ressources ! Pourtant, le continent ne manque pas d’atouts pour assurer son développement énergétique.

Quadrupler la part des énergies renouvelables d’ici 2030

eoliennesSelon un récent rapport publié le 5 octobre 2015 par l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), les énergies renouvelables, de moins en moins chères, pourraient couvrir près du quart des besoins énergétiques du continent africain d’ici 2030, soit quatre fois plus qu’actuellement. Alors qu’en 2013, les énergies vertes (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, etc.) couvraient 5% des besoins énergétiques du continent, elles pourraient atteindre 22 % d’ici 2030, assure l’IRENA dans son rapport qui s’intitule «Africa 2030», qui se veut une «feuille de route» pour la transition énergétique en Afrique. «L’Afrique détient quelques-unes des meilleures ressources en énergie renouvelable au monde», a commenté Adnan Z.Amin, Directeur général de l’IRENA, cité dans le rapport. Le solaire peut être développé sur tout le continent, alors que la biomasse et l’hydraulique représentent un potentiel plus important dans les régions centrales et méridionales, détaille l’IRENA. L’éolien est lui surtout intéressant dans le nord, l’est et le sud, tandis que la vallée du grand rift a un important potentiel géothermique. 

L’Afrique, dont la croissance économique s’accélère, souffre d’un manque de capacités énergétiques, notamment électriques. Selon l’IRENA, la production d’énergie doit «au moins doubler» d’ici 2030 pour accompagner ce développement et satisfaire la demande, et «même tripler» en matière d’électricité. Avec la baisse des coûts des technologies, les énergies renouvelables «apparaissent comme l’option la plus économique dans un nombre croissant de situations», note l’Irena. Toutefois, le développement des capacités et des infrastructures de distribution de courant, nécessiteront des investissements de 70 milliards de dollars en moyenne par an d’ici 2030. L’Irena met également l’accent sur le potentiel en matière de biomasse non traditionnelle (fours sans évacuation extérieure, etc.). Le passage à des solutions de biomasse «moderne» (utilisation des déchets, cuisinières améliorées, etc.) pour la cuisson «réduirait l’utilisation de fourneaux traditionnels inefficaces de plus de 60 %», estime l’agence. Cela représenterait aussi une source d’économies d’au moins 20 milliards de dollars par an, notamment en frais de santé du fait de l’amélioration de la qualité de l’air dans les logements. L’Irena appelle les gouvernements à «créer des conditions propices à l’accélération du déploiement des énergies renouvelables», via un cadre réglementaire plus favorable et la promotion des investissements. Selon la Banque mondiale, l’Afrique aurait besoin d’un apport annuel de 7 GW de production électrique pour faire face à la demande croissante d’électricité, alors que seulement 1 GW est effectivement ajouté chaque année. Ainsi, les technologies en matière d’énergies renouvelables peuvent – et doivent – jouer un rôle clé afin de combler le déficit énergétique en Afrique. Comment y parvenir ?

L’Africa Progress Panel, le think tank de l’ancien Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, qui a dévoilé le 5 juin dernier sa dernière étude intitulée : «Énergie, planète : saisir les opportunités énergétiques et climatiques de l’Afrique», se veut positif. En clair : «investissez massivement dans l’électrification pour faire jaillir la puissance énergétique du continent et réduire ainsi la pauvreté et les inégalités». C’est le message qu’il a adressé aux dirigeants africains et aux institutions internationales. Et si le changement climatique était une opportunité pour le continent ? L’Afrique pourrait ainsi prendre le leadership en matière d’énergie à faible émission de carbone et éviter les travers polluants éprouvés par le monde occidental et certains pays émergents. L’Afrique génère seulement 2,3 % des émissions de CO2. Plus qu’ailleurs, un pari sur les énergies renouvelables pourrait bien faire émerger une nouvelle économie et ainsi déclencher la corrélation vertueuse entre changement climatique, réduction de la pauvreté et croissance. «Nous rejetons catégoriquement l’idée selon laquelle l’Afrique doit choisir entre la croissance économique et un développement à faible émission de carbone», a précisé Kofi Annan. Et de recommander : «l’Afrique doit utiliser tous ses atouts énergétiques à court terme, tout en construisant les fondations d’une infrastructure énergétique à faible émission de carbone et compétitive». Toutefois, le constat dressé par les experts de l’Africa Progress Panel est sans appel. Les chiffres retenus pour illustrer la situation actuelle se révèlent éloquents et révélateurs du défi considérable que doit surmonter l’Afrique : 621 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité : c’est la moitié des habitants du continent ; en excluant l’Afrique du Sud, un Africain ne consomme en moyenne que 162 kilowattheures (kWh) par an alors que les autres terriens en consomment 7 000 ; la consommation d’électricité de l’Afrique est inférieure à celle de l’Espagne et à ce rythme, il faudrait patienter jusqu’en 2080 pour que tous les Africains aient accès à l’électricité; Seuls 35 % des Angolais ont accès à l’électricité, contre 55 % des Bangladeshis. Et cela alors que l’Angola affiche un revenu moyen cinq fois supérieur à celui du Bangladesh. 

Il faut souligner que les paradoxes ne manquent pas. La RDC est l’exemple type du paradoxe africain : 9% de la population a accès à l’électricité alors que le pays a un énorme potentiel hydroélectrique. 

La Zambie est quant à elle dotée d’un large potentiel en énergie hydraulique, un projet de station devrait générer entre 1.600 et 2.400 MW pour un coût évalué à 2,6 milliards de dollars. La construction est attendue pour fin 2018, d’après la Banque mondiale. Enfin, et ces exemples ne sont pas exhaustifs, une centrale de gaz électrique en Tanzanie pourrait assurer une capacité de 250 MW. Le projet, dont les travaux doivent officiellement débuter fin 2016, est estimé à 250 millions de dollars. En plus d’avoir la capacité de réduire, voire de mettre un terme à la précarité énergétique, ces énergies à faible émission de carbone s’inscrivent dans une démarche durable. Avec 45 GW (gigawatt) d’hydroélectricité potentiellement disponible, il s’agit d’un des secteurs les plus prometteurs pour le développement d’une croissance verte en Afrique. 

Alors que les grandes puissances mondiales doivent faire face au casse-tête de la décarbonisation de l’économie, le continent africain, lui, peut passer directement aux énergies renouvelables. Mais les investissements pour les développer restent largement insuffisants dans cette région du monde, déplore Jamal Saghir. A peine 1% de ces investissements dans le secteur énergétique sont consacrés à cette zone (contre 34% pour l’Asie du sud, 25% pour l’Europe et l’Asie centrale ou 26% en Amérique Latine et dans les Caraïbes). Et six pays d’Afrique subsaharienne concentrent 80% de ces investissements privés. La Banque mondiale plaide pour passer de 10 milliards de dollars par an, à 40 milliards afin de développer le potentiel énergétique du pays. Elham Ibrahim, commissaire de l’Union Africaine chargée des infrastructures et de l’énergie, insiste sur le fait qu’il faut «des mesures financières et adopter des solutions innovantes» pour mener à bien ce processus. 

Dans son rapport présenté à Istanbul début octobre 2015, la Banque mondiale détaille plusieurs pistes pour encourager les investisseurs privés: elle propose ainsi d’ «organiser le réseau pour intégrer la chaîne de valeur énergétique», de «préparer des accords qui ont la capacité de financement», d’«améliorer la solvabilité du secteur de l’énergie», de «sélectionner des développeurs pour réduire les coûts à travers des offres compétitives», et d’«assurer une standardisation des contrats pour obtenir une réduction des délais et des charges». Jamal Saghir assure qu’il est grand temps de «passer de l’idéologie à la réalité». Car l’Afrique a besoin d’ajouter 6-7 GW (soit 6.000-7.000 MW) de capacités installées chaque année pour assurer un accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Actuellement, c’est seulement 1-2 GW qui sont déployés par an. À ce rythme, moins de 60 % des Africains auront accès à l’électricité d’ici 2030, alerte la Banque mondiale.

La prise de conscience des pouvoirs publics 

electrificationHeureusement que ces dernières années, on note une certaine prise de conscience des pouvoirs publics africains sur la question. C’est ainsi que la Gambie, le Ghana, le Maroc, le Mozambique, le Niger, le Sénégal, le Swaziland et la Zambie ont initié des évaluations de l’état de préparation de leur pays pour le déploiement des énergies renouvelables afin, notamment, de comprendre le rôle de tous les acteurs du secteur qui les aideront à effectuer la transition vers les énergies renouvelables. Ces évaluations permettent, en particulier, de cerner le potentiel en matière énergétique, les infrastructures nécessaires et la faisabilité technologique. Les gouvernements ouvrent de plus en plus le marché de l’énergie à des producteurs indépendants d’électricité en les attirant grâce aux dispositifs tels que des avantages fiscaux et des accords d’achat d’électricité standardisés. 

En Tanzanie par exemple, le gouvernement a adopté en 2008 une loi sur l’électricité, ouvrant le marché jusqu’alors restreint à la compagnie nationale d’électricité et fixant des accords et des tarifs d’achat d’électricité standardisés. L’acheteur est tenu, au vu de l’accord, d’acquérir une quantité minimum d’électricité quand le vendeur pour sa part accepte de réaliser les interconnexions et surtout d’en supporter le coût. Depuis ces avancées dans la législation, la compagnie nationale d’électricité a passé des accords d’achat d’électricité de 40 MW produits par des petits projets d’énergies renouvelables. Ces projets permettent au réseau national d’électricité d’éclairer 54 000 foyers en zone rurale. De son coté, le Maroc a fixé en 2010 un cadre pour le développement des énergies renouvelables qui devrait porter leur part dans la production nationale d’électricité à 20% d’ici 2020 et 52% en 2030. L’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN) a été créée dans le sillage du Plan Solaire Marocain (PSM) pour gérer les appels d’offres afin d’atteindre l’objectif de 2000 MW d’énergie solaire. La livraison de la première centrale solaire « Noor I » d’une capacité de 160 MW a eu lieu récemment. 

L’Afrique du sud, qui est l’un des pays les plus voraces en énergie, a décidé d’approvisionner sa consommation avec de l’énergie renouvelable. Ainsi, 16 centrales éoliennes pour une capacité totale de 1300 MW sont en cours de construction, exemple qui peut être suivi par le Tchad qui dispose de façon inattendue des meilleurs potentiels éoliens de la région. Sa première centrale solaire a vu le jour en 2013 et alimente déjà 30 000 logements.

Ces initiatives ont été suivies par le communiqué d’Abu Dhabi sur les énergies renouvelables en 2011 de 46 chefs d’Etats et 25 ministres africains en charge de l’énergie. Ce communiqué préconisait pour le développement de l’Afrique, une plus importante utilisation des énergies renouvelables. Les chefs d’État africains ont appuyé le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) consistant en une série de 15 projets mis en œuvre entre 2012 et 2020 à hauteur de 40,5 milliards de dollars. Ces projets ont été retenus pour leur capacité à améliorer le développement du marché énergétique transfrontalier. Ils comprennent, entre autres, neuf centrales hydroélectriques : le grand barrage de la Renaissance en Éthiopie (5,25 GW) ; le projet Mphanda-Nkuwa au Mozambique (1,5 GW) ; les projets d’énergie hydroélectrique Inga en République Démocratique du Congo (43,2 GW) composante d’énergie hydroélectrique de la Phase II du projet hydraulique des Hauts plateaux du Lesotho (1,2 GW) ; le projet Sambangalou sur le fleuve Gambie (64 MW) ; le Kaleta II en Guinée (117 MW) ; le projet des Gorges de Batoka à la frontière Zambie-Zimbabwe (1,6 GW) ; le projet Ruzizi III au Rwanda (145 MW) ; la poursuite du développement des chutes du Rusumo par la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi (61 MW). 

Effets d’annonces ou financements concrets ?

Et les pays africains ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Le mardi 1er décembre dernier, une douzaine de chefs d’Etat africains ont retrouvé François Hollande au Bourget pour un mini-sommet consacré, bien sûr, à la question centrale de la COP21, le «défi climatique». Au deuxième jour de l’événement, la France s’est engagée à hauteur de 2 milliards d’euros en faveur des énergies renouvelables en Afrique d’ici à 2020. Cette somme de deux milliards d’euros représente une hausse de 50 % des engagements bilatéraux français depuis les cinq dernières années. On ne connaît pas encore la répartition des dons ou des prêts, mais cela répond à une demande, celle d’engager avant 2020 les tout premiers financements. L’Elysée l’avait bien en tête : l’Afrique est un des pivots de la Conférence pour le climat. Les dirigeants étaient inquiets, il fallait les rassurer. A Bonn, cet automne, lors d’un mini-sommet de préparation de la conférence, certains avaient jugé la copie française notamment insuffisante sur le financement. Des gestes d’amour, des mots d’amour aussi, ont donc émaillé la rencontre : «Nous avons une dette écologique à l’égard du continent, a dit François Hollande, le président français, cette dette, le monde doit la régler.» 

barrage du kenie

Barrage du Kénié

Parmi les annonces qui ont également été faites, certaines sont vraiment très précises, avec des projets, des dates. Par exemple, au Mali, sur la période 2016-2017, un projet d’hydroélectricité sur le barrage du Kénié ; au Sénégal, un appui au développement de projet d’électricité solaire. Le Sénégal et le Mali bénéficieront aussi d’investissements pour des projets d’irrigation tout comme la Mauritanie, le Niger et le Tchad, le tout d’ici 2017. Des projets mis en œuvre sans attendre 2020. 

A Paris également, lors de la COP21, l’Union européenne, la Suède et le G7 ont promis 10 milliards de dollars d’ici 2020 pour financer 10 000 MW d’énergie propre. 

La touche africaine

Pourtant, ces annonces n’ont pas impressionné les acteurs de terrain qui diffusent déjà les énergies renouvelables sur le continent noir : «Ce qui manque, surtout, c’est la sécurité juridique autour des entreprises, la garantie des contrats de vente d’électricité avec les compagnies nationales de distribution et les procédures administratives» témoigne un vendeur de lampes solaires au Burkina Faso. Nombreuses sont les entreprises qui butent sur les mêmes difficultés sans compter les frilosités financières des banques. C’est pour surmonter cet obstacle qu’a été créé en 2009 la Société africaine des biocarburants et des énergies renouvelables (SABER). Emanation de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA qui regroupe 15 Etats de l’Afrique sub-saharienne) et de la Banque africaine de développement, la SABER ambitionne d’atteindre un taux d’électrification de 100% en 2030 avec une part de 82% d’énergie renouvelable. La phase pilote 2012-2015 vient de s’achever au Bénin, au Togo, au Sénégal et dans une moindre mesure au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Il s’agit pour l’instant de petites installations comme les lampadaires solaires, les mini-centrales photovoltaïques, les systèmes d’adduction d’eau potable. 2,15MW ont été installés dans 200 localités, apportant l’éclairage public à 6 millions d’habitants et créant 1000 emplois.

Bathily, Akon, Niang et les autres …

Akon Lighting AfricaIl faut noter que les Africains ont décidé de s’impliquer dans cette bataille comme c’est le cas d’ «Akon Lighting Africa», lancé en février 2014 et qui vise à apporter une réponse concrète à la crise énergétique sur le continent africain. Le célèbre chanteur américain d’origine sénégalaise Akon s’est associé à l’entrepreneur malien Samba Bathily et à l’homme politique américain d’origine sénégalaise Thione Niang. Depuis le lancement de leur projet, les trois cofondateurs ont sillonné de nombreux pays africains pour mieux expliquer le projet. «Avec l’électricité d’origine solaire que nous proposons, on peut connecter toutes sortes d’appareils, téléphones pour communiquer, réfrigérateurs pour conserver la nourriture, et pourquoi pas des ordinateurs », argumente-t-il dans un communiqué.

Aujourd’hui, grâce à un modèle fondé sur le partenariat public-privé et un réseau de partenaires de premier plan, «Akon Lighting Africa» a favorisé dans 14 pays l’installation de solutions adaptées aux besoins des populations rurales (lampadaires, kits communautaires et domestiques). L’objectif est d’être présent dans 25 pays africains d’ici la fin 2016. En attendant, Solektra International, partenaire d’ «Akon Lighting Africa», termine au Bénin l’installation de 1500 lampadaires solaires et 2 200 kits solaires, suite à un appel d’offres remporté ciblant un total de 124 localités (voir interview avec Samba Bathily, président de Solektra). 

Dossier réalisé par Mouhammadou Diop & A. D. Tandia

 

 

 

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