Le 5 novembre prochain, ce n’est pas l’avenir des Etats-Unis d’Amérique qui se joue à travers l’élection présidentielle opposant le Républicain Donald Trump à la Démocrate Kamala Harris mais bien l’avenir du monde. Trump, un «récidiviste» contre une dame de couleur, vice-Présidente, qui veut être la première femme présidente des Etats-Unis réitérant ainsi l’exploit d’un certain BaracK Obama, en 2009.
Alors qu’il était donné largement favori face à Joe Biden, le milliardaire D. Trump a accusé un sérieux coup quand le Président démocrate a fini par céder sa place de candidat à sa colistière Kamala Harris plus jeune de presque vingt ans. Une nouvelle donne qui a bouleversé les cartes du camp républicain obligeant Trump et son équipe de campagne à reconfigurer une stratégie électorale qui ne tient plus.
Ce changement de perspectives que les démocrates ont admirablement mis en scène et joué a donné lieu, en retour, à la manifestation la moins attendue de la vraie personnalité d’un Donald Trump dont la tromperie de 2017 (trumperie) peut ne pas se réaliser, en 2024, si l’on en croit les derniers sondages qui donnent Kamala Harris en tête de 2 à 4 points, à un peu plus de deux mois de la présidentielle américaine.
L’abandon de la candidature de Joe Biden semble avoir redonné un coup de boost aux démocrates. Selon les sondages se démultiplient outre-Atlantique, les votes des femmes, des hommes, des jeunes et moins jeunes, des cadres et des ouvriers mais surtout ceux des habitants des Etats pivots (dits «swing states», ces Etats aux résultats traditionnellement serrés qui peuvent basculer dans un camp comme dans l’autre) seraient favorables à la candidate démocrate. L’effet surprise qu’a engendré l’abandon de la course à la Maison-Blanche de Joe Biden, la possibilité de voir une femme s’installer à la Maison blanche, après la tentative malheureuse d’Hilary Clinton, et les origines afro-indienne de Kamala Harris ont fait que la courbe des intentions de vote s’est radicalement inversée.
Selon l’agrégateur de sondages 538, la candidate démocrate devance d’environ 3,5 points son rival républicain Donald Trump. Le résultat s’annonce serré, mais la courbe de Kamala Harris est en progression tandis que celle de Donald Trump stagne depuis des semaines. Un sondage de l’université Fairleigh Dickinson, publié samedi 24 août, a révélé que Harris devançait Trump avec 50 % des voix contre 43 % au niveau national, tandis que 7 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles voteraient pour quelqu’un d’autre, rapporte le journal politique de Washington The Hill.
Certes, rien n’est encore joué, vue la nature frivole de l’électorat américain, mais l’acte II de la trumperie que beaucoup considèrent comme une tromperie faisant passer celui qui a déjà été président des USA entre 2017 et 2021 pour un «révolutionnaire», au sens où l’entend la sociologue américaine Theda Skocpol, s’appuyant sur sa formule «bringing the State back in» («ramener l’État au cœur du débat», ne livrera son verdict que le 5 novembre prochain. D’ici là, la trumperie continuera à alimenter les débats sur les risques qu’en retour de celui dont les partisans avaient occupé le Capitole, comme signe de refus de sa défaite en 2021, fait courir à la démocratie américaine et à l’Ordre mondial qu’il n’hésite pas à soumettre à son fameux America first (l’Amérique d’abord) !










