Libreville a prévu une hausse de 9,3 % pour ses dépenses de l’an prochain. Telles sont les conclusions économiques du conseil des ministres.
Le gouvernement du Président Ali Bongo a validé un projet de budget qui s’équilibre en ressources et en charges à 3 602,3 milliards de FCFA contre 3 295,6 milliards de FCFA en 2022. Soit une hausse de 306,7 milliards de FCFA (9,3 %) résultant principalement des mesures prises afin d’augmenter les recettes fiscales.
Les prévisions du Gabon tablent sur des recettes budgétaires (hors recettes affectées aux tiers) de 2 345,2 milliards de FCFA, contre 2 239,4 milliards de CFA arrêtés dans la loi de finances rectificative. Ce qui représente une hausse de 105,8 milliards de FCFA, issu de l’accroissement du niveau des recettes fiscales où la digitalisation est prônée.
Les ressources de trésorerie et de financement quant à elles se chiffreraient à 1 152,9 milliards de FCFA contre 960,1 milliards de FCFA en 2022, en hausse de 192,8 milliards de FCFA.
Au sujet des dépenses budgétaires, elles sont estimées à 2 124,5 milliards de FCFA contre 2 102,2 milliards de FCFA dans la loi de finances rectificative de 2022. Une hausse de 22,3 milliards de FCFA, imputable principalement aux charges financières de la dette.
Ce budget devrait permettre de financer notamment, les actions et projets contenus dans le plan d’accélération de la transformation de l’économie gabonaise. Le projet de loi de finances 2023 vise un taux de croissance de 3,1 % ainsi que «l’optimisation de la mobilisation des recettes à travers l’élargissement de l’assiette fiscale, la digitalisation des services et la suppression des exonérations d’impôts, droits et taxes non-autorisés par la loi», indique le gouvernement. Il vise aussi l’amélioration de l’offre dans les secteurs de l’éducation, la formation professionnelle, la santé, l’eau et l’énergie, la poursuite des efforts visant à développer les infrastructures routières.
Désormais, le plan budgétaire sera transmis au parlement pour adoption, et fera le point des recommandations issues du débat d’orientation budgétaire de juin 2022. La balle est donc dans le camp des élus de la nation.

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