Une commission d’enquête, qui doit rendre son rapport dans un mois, a été créée mardi en Gambie pour faire la lumière sur la tentative de coup d’Etat déjouée il y a une semaine, a indiqué le porte-parole du gouvernement.
Composée de onze personnes parmi lesquelles des membres du ministère de la Justice, de la police, de l’armée et des services de renseignement, la commission a « trente jours pour enquêter, préparer et soumettre » son rapport, a précisé Ebrima G. Sankareh dans un communiqué.
Lundi, la présidence de la république de Gambie a aussi annoncé dans un communiqué l’arrestation ce week-end d’un capitaine et d’un lieutenant supposément impliqués dans le coup d’Etat manqué. Cinq autres soldats sont détenus dans le cadre de cette affaire.
Au moins deux autres personnes accusées d’avoir joué un rôle dans cette tentative de putsch sont toujours recherchées, selon les autorités.
Par ailleurs, un responsable politique, ancien ministre des Affaires présidentielles sous le régime Jammeh (1996-2017) et membre du principal parti d’opposition, le Parti démocratique unifié (UDP), est aussi détenu après être apparu dans une vidéo suggérant que le président sera renversé avant les prochaines élections locales.
Il s’agit de la dernière tentative de coup de force en date en Afrique de l’Ouest depuis 2020, après deux putschs réussis au Mali et au Burkina Faso et un autre en Guinée, et une tentative en Guinée-Bissau. Elle a été massivement condamnée par la communauté internationale.
Réunis en sommet début décembre à Abuja, au Nigeria, les dirigeants des États membres de l’organisation régionale, dont fait partie la Gambie, ont décidé la création d’une force régionale vouée à intervenir en cas de putsch, s’inquiétant d’un effet de contagion des coups d’État.





Gambie
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