Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa a tranché dans le vif en décidant de fermer provisoirement l’ambassade du Ghana aux Etats-Unis, afin d’engager une restructuration et une révision complète des opérations après la mise au jour de soupçons de corruption au sein de la représentation diplomatique
« L’ambassade du Ghana à Washington D.C, sera fermée provisoirement à partir d’aujourd’hui (ndlr : lundi 26 mai), le temps de finaliser la restructuration et la révision des procédures en cours,» a confirmé le chef de la diplomatie ghanéenne sur son compte X, rapporte notre confrère Ecofin. Samuel Okudzeto Ablakwa a révélé qu’une cellule d’audit spéciale avait découvert une fraude organisée par un employé local du service informatique. Selon les premiers éléments de l’enquête, cet employé avait mis en place un lien frauduleux sur le site officiel de l’ambassade, redirigeant les demandeurs de visas et de passeports vers sa propre société privée, Ghana Travel Consultants, où il leur faisait payer illégalement des frais supplémentaires illicites qu’il encaissait sur ses comptes personnels. Le pot aux roses a duré pendant au moins cinq ans !
En riposte, le gouvernement ghanéen a pris des mesures drastiques : tout le personnel du ministère affecté à l’ambassade à Washington a été rappelé, le service informatique démantelé, et tous les employés locaux ont été suspendus. Par ailleurs, l’auditeur général du ministère des Affaires étrangères a été chargé de mener un audit approfondi pour mesurer l’ampleur financière du détournement.








![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)


