Tous les articles qui parlent de Corruption

La Haute Cour fédérale a déclaré coupable l’ex-ministre des 12 chefs d'accusation qui étaient reprochés. La Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) l’avait accusé d'avoir blanchi 33,8 milliards de nairas par le biais de sociétés privées, des fonds qui, selon le procureur, provenaient d'activités illégales liées à des projets hydro-électriques financés par le gouvernement, notamment les centrales de Mambilla et de Zungeru.

Un tribunal fédéral à Abuja a frappé très fort en condamnant mercredi 13 mai, l'ancien ministre de l'Energie, Saleh Mamman en fuite à l’étranger, probablement aux Etats-Unis, à 75 ans de prison après l'avoir reconnu coupable de blanchiment de 33,8 milliards de nairas (24,71 millions de dollars), a indiqué la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) dans un communiqué.

Cette initiative vise surtout à clarifier la destination effective des fonds empruntés sous le régime d’Ali Bongo au moment où les soupçons de détournements et gabegie mettent à mal la crédibilité du pays auprès des créanciers et des investisseurs internationaux.

Dans l’initiative de Libreville, le parallèle avec ce qui a été fait au Sénégal est inévitable malgré la différence des périmètres. En effet, le gouvernement gabonais a annoncé la création d'une commission spéciale dédiée à l'audit intégral de la dette publique. Cet audit s'étalera sur deux à trois mois et passera au crible la totalité des engagements financiers contractés par le Trésor entre 2016 et 2023. En gros, durant le dernier « septennat » de la dynastie Bongo.

Le Président de la République, William Ruto, a accepté la démission de Mohamed Liban, Secrétaire d’Etat au Pétrole tandis que la compagnie publique, Kenya Pipeline Company, a confirmé que son Directeur général, Joe Sang, avait également démissionné.

Plusieurs cadres supérieurs et responsables du secteur énergétique ont été contraints à la démission suite à des accusations de manipulation des données sur les stocks de carburant et d'acquisition d'une cargaison d'urgence à des prix gonflés, a annoncé le cabinet du chef de l’Etat, William Ruto. Ces «profiteurs de la crise» due à la flambée des cours du pétrole, sont désormais dans le collimateur de la justice kényane.

J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.

Dernièrement Airbus le fleuron de la construction aéronautique européen a finalement échappé à un procès potentiellement désastreux en payant une amende record de3,6 milliards d’euros à des organismes européens de répression des fraudes. Ce montant fait suite à des poursuites démarrées une dizaine d’année plus tôt. En fait, Airbus a été impliqué dans un grand nombre de faits de corruption passive ou active qui ont touché peu ou prou des responsables du transport aérien dans tous les continents.

Saadia Mosbah, présidente de l'association M'nemty (« mon rêve ») était jugée avec d'autres membres de cette ONG pour blanchiment d'argent et enrichissement illégal. Son fils, Fares, qui comparaissait libre, a écopé d'une peine de trois ans ferme tandis qu’une autre militante a été condamnée à 2 ans.

La militante des droits humains, Saadia Mosbah, 66 ans, a été condamnée jeudi 19 mars à une peine de deux ans de prison assortie d’une amende de 100.000 dinars, soit environ 30.000 euros. Elle avait été en première ligne pour défendre les migrants d’Afrique subsaharienne, après un discours raciste et haineux en février 2023 du président Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de « hordes de migrants clandestins et un complot pour changer la composition démographique » de la Tunisie, le fameux « grand remplacement » de l’extrême droite