Tous les articles qui parlent de Corruption

Le Président de la République, William Ruto, a accepté la démission de Mohamed Liban, Secrétaire d’Etat au Pétrole tandis que la compagnie publique, Kenya Pipeline Company, a confirmé que son Directeur général, Joe Sang, avait également démissionné.

Plusieurs cadres supérieurs et responsables du secteur énergétique ont été contraints à la démission suite à des accusations de manipulation des données sur les stocks de carburant et d'acquisition d'une cargaison d'urgence à des prix gonflés, a annoncé le cabinet du chef de l’Etat, William Ruto. Ces «profiteurs de la crise» due à la flambée des cours du pétrole, sont désormais dans le collimateur de la justice kényane.

J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.

Dernièrement Airbus le fleuron de la construction aéronautique européen a finalement échappé à un procès potentiellement désastreux en payant une amende record de3,6 milliards d’euros à des organismes européens de répression des fraudes. Ce montant fait suite à des poursuites démarrées une dizaine d’année plus tôt. En fait, Airbus a été impliqué dans un grand nombre de faits de corruption passive ou active qui ont touché peu ou prou des responsables du transport aérien dans tous les continents.

Saadia Mosbah, présidente de l'association M'nemty (« mon rêve ») était jugée avec d'autres membres de cette ONG pour blanchiment d'argent et enrichissement illégal. Son fils, Fares, qui comparaissait libre, a écopé d'une peine de trois ans ferme tandis qu’une autre militante a été condamnée à 2 ans.

La militante des droits humains, Saadia Mosbah, 66 ans, a été condamnée jeudi 19 mars à une peine de deux ans de prison assortie d’une amende de 100.000 dinars, soit environ 30.000 euros. Elle avait été en première ligne pour défendre les migrants d’Afrique subsaharienne, après un discours raciste et haineux en février 2023 du président Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de « hordes de migrants clandestins et un complot pour changer la composition démographique » de la Tunisie, le fameux « grand remplacement » de l’extrême droite

Le Burkina Faso s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son système fiscal. À partir de janvier 2026, le pays prévoit de déployer une facture électronique certifiée, destinée à encadrer et à tracer les transactions commerciales. L’annonce a été faite le 31 décembre 2025 par le capitaine Ibrahim Traoré lors de son discours à la nation.

Annoncée par le capitaine Ibrahim Traoré lors de son discours à la nation du 31 décembre 2025, la facture électronique certifiée doit entrer en vigueur dès janvier 2026 au Burkina Faso. Ce nouvel outil de pilotage fiscal ambitionne de renforcer les recettes publiques, de réduire la fraude et de limiter la corruption, tout en accélérant la modernisation et la formalisation de l’économie.

Comme nous l’avons rapporté dans nos colonnes du 16 décembre, Aliko Dangote a intensifié son conflit avec le management de l’Agence de régulation du marché pétrolier, la Nigerian Midstream and Downstream Petroleum Regulatory Authority, l'accusant d'autoriser des importations de carburant à bas prix qui mettent à mal les raffineries locales, notamment son usine de Lagos d'une capacité de 650.000 barils par jour

La Chambre des Représentants du Nigeria a voté mardi 16 décembre pour examiner un différend entre l'autorité de régulation du secteur pétrolier aval du pays et la raffinerie Dangote au sujet d'allégations concernant des licences d'importation de carburant arbitraires et des indices de prix de l'essence, dans un contexte d'allégations de corruption visant le chef de l'Autorité de régulation.

Le score résulte d’une synthèse de 17 indicateurs issus notamment des évaluations du GAFI, de Transparency International et de la Banque mondiale. Ces indicateurs sont déclinés en cinq catégories : la qualité de la réglementation concernant la lutte contre le blanchiment d’argent, les risques de corruption et de fraude, la transparence financière, la transparence de l’action publique et la responsabilité ainsi que les risques juridiques et politiques.

Le Tchad, la Guinée équatoriale et la RD-Congo sont les pays africains les plus exposés au risque de blanchiment d’argent sale selon le rapport que vient de publier The Basel Institute on Governance, un centre de recherche adossé à l’Université de Bâle spécialisé. L’index 2025 de cet institut jauge la vulnérabilité de 177 pays et territoires au blanchiment d'argent et aux crimes financiers connexes, ainsi que leur capacité à faire face à ces menaces.