Le Ghana récolte les fruits de sa restructuration entamée en 2023. Selon la Banque centrale, la dette publique représentait 44,9 % du PIB à fin juillet 2025, contre 61,8 % en décembre 2024. Un recul spectaculaire, bien en dessous des prévisions du FMI (66 %) et de Fitch Ratings (60 %), qui confirme le redressement d’Accra après des années de turbulences financières
Cette embellie contraste avec le pic de 93 % du PIB atteint en 2022, année du défaut de paiement. L’amélioration des finances publiques s’appuie sur un environnement macroéconomique sain et plus solide : réserves de change à 10,7 milliards de dollars US en août, croissance soutenue de 6,3 % au deuxième trimestre et appréciation notable du cédi (la monnaie locale), qui s’est renforcé de 21 % face au dollar au 12 septembre 2025, malgré quelques pressions récentes sur la devise.
Encadré par un programme de réformes du FMI depuis mai 2023, le pays a franchi une étape clé le 29 janvier 2025 avec la conclusion d’un accord définitif sur la restructuration de sa dette extérieure auprès de ses créanciers officiels. Ces progrès ont conduit Fitch Ratings à relever en juin dernier la note souveraine du Ghana à B- avec perspective stable, envoyant un signal positif aux investisseurs.
En l’espace de deux ans, Accra est parvenu à inverser une trajectoire jugée critique, retrouvant une crédibilité financière qui semblait compromise. Reste désormais à transformer ce sursaut en stabilité durable.











