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Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un nouveau programme de financement d'une durée de 42 mois en faveur de la Mauritanie, pour un montant de 95,8 millions de dollars. L'annonce a été faite dans un communiqué publié le mercredi 24 juin 2026.

Le Fonds monétaire international (FMI) accorde un nouveau programme de financement de 95,8 millions de dollars à la Mauritanie pour soutenir les réformes économiques, renforcer la gouvernance et favoriser une croissance plus inclusive. L'institution salue également les performances enregistrées par le pays ces dernières années, tout en appelant à accélérer les réformes structurelles.

Pour 2026, le FMI projette une croissance du PIB de 3,9 %, après une expansion de 4,2 % l’année dernière. La performance de 2025 a été soutenue par la hausse des exportations de café et d’or, portées par la forte hausse des cours internationaux. Parallèlement, l’inflation a fortement reculé, passant de 45 % en avril 2025 à 8,6 % en avril 2026.

Les perspectives de croissance de l’économie burundaise restent favorables malgré les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, estime le Fonds monétaire international (FMI). Car,  l’impact direct de ces secousses géopolitiques devrait demeurer limité pour le pays, même s’il peut redouter l’inflation importée en raison de sa forte dépendance de produits pétroliers.

Sur la conjoncture économique, Bank Al-Maghrib se montre plutôt confiant. Selon ses prévisions, le PIB agricole marquerait un rebond de 16% cette année tenant compte d’une récolte céréalière attendue à 90 millions de quintaux. Elle devrait ensuite accuser un repli de 7,6% en 2027 sous l’hypothèse d’un retour à une production céréalière moyenne. Pour les activités non agricoles, leur rythme devrait se consolider à 4,2% en moyenne en 2026 et en 2027, après 4,5% en 2025.

Au terme de son Conseil de politique monétaire trimestriel réuni mardi 23 juin, Bank Al-Maghrib (Banque du Maroc) a décidé de maintenir son taux directeur inchangé à 2,25%. Dans un communiqué, l’institution explique sa décision par «l’évolution prévue de l’inflation à des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, la consolidation de la dynamique de l’activité économique et de la forte incertitude entourant les perspectives économiques à l’échelle internationale.»

Le projet de budget prévoit des allocations importantes en faveur des secteurs jugés stratégiques pour la croissance. A commencer par l’éducation dotée de 784,5 milliards de shillings, suivie de l’énergie, des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication pour 531,3 milliards de shillings.

Le gouvernement kényan a présenté un budget de 4.820 milliards de shillings kényans (KES) pour l’exercice fiscal 2026/27, soit 37,2 milliards de dollars, contre 4.290 milliards shillings en 2025/26, ce qui équivaut à une hausse d’environ 530 milliards de shillings (+ 12,4%), a indiqué Chris Kiptoo, Secrétaire principal du Trésor.

Cette performance est présentée par le gouvernement comme «le résultat d’une gestion budgétaire maîtrisée, dans un contexte de forte pression liée aux engagements financiers de l’Etat.» Ce qui a valu au pays une reconnaissance symbolique avec l’attribution du prix de la meilleure gestion de la dette publique parmi les pays du Commonwealth.

Le gouvernement va devoir mobiliser 5,6 milliards de dollars (14.219,4 milliards de shillings) au service de sa dette au cours du prochain exercice budgétaire, selon les données présentées par le ministère des Finances devant le Parlement. Sur l’année fiscale en cours (juillet 2025-avril 2026), Dodoma (ndlr : nouvelle capitale du pays) indique avoir déjà mobilisé et décaissé 9737,7 milliards de shillings, soit 68,5 % de l’objectif.

Sur le plan budgétaire, les autorités réaffirment leur volonté de poursuivre la mobilisation des recettes intérieures, la rationalisation des dépenses publiques et la gestion rigoureuse de l’endettement «afin de préserver la soutenabilité des finances de l’Etat.» Parallèlement, la cadence des investissements structurants dans l’infrastructure, les programmes d’adaptation au changement climatique, la mise à niveau des services publics et la lutte contre la pauvreté sera maintenue. Pour le gouvernement, ce sont des leviers essentiels pour améliorer la compétitivité de l’économie.

  Décidément, l’Eléphant ne faiblit pas. Dans les prévisions triennales et de programmation budgétaire présentées mercredi 3 juin en Conseil des ministres, le gouvernement projette une accélération de la croissance avec un taux moyen de 6,8 % sur la période 2027-2029. Abidjan entend «préserver la stabilité macroéconomique, soutenir une croissance durable et garantir l’équilibre des finances publiques.»

Le dynamisme des activités commerciales et des services ainsi que la bonne campagne agricole 2025/2026 contribueraient à renforcer la croissance dans les pays de l'UEMOA. Sur l'ensemble de l’année 2025, le PIB de l’Union, en termes réels, progresserait de 6,7%, porté par une demande intérieure robuste et la bonne tenue des productions extractives et agricoles.

Dans sa dernière note conjoncture publiée mardi 19 mai, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) prédit un rebond de la croissance dans la sous-région. Selon les prévisions de la Banque, l'activité économique en progresserait de 6,5% en glissement annuel au premier trimestre 2026, après une estimation de même ampleur au quatrième trimestre 2025. La croissance serait principalement soutenue par le renforcement de la demande intérieure et la bonne tenue de certains secteurs clés tels que l’agriculture vivrière, les industries manufacturières, le commerce, les services non marchands, ainsi que la pêche et l'élevage.

Les analystes de Standard & Poor’s assurent pouvoir relever la note souveraine du Nigéria au cours des 12 à 24 prochains mois « si les résultats budgétaires s'améliorent sensiblement, que ce soit grâce à une consolidation budgétaire ou à des recettes structurellement plus élevées, entraînant une baisse des coûts du service de la dette.»

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a relevé vendredi 15 mai, la note de crédit souverain (Trésor) à long terme en devises étrangères et locales du Nigéria de « B- » à « B ». En parallèle, elle a confirmé son rating à court terme à « B » avec perspectives stables et salue les efforts d’assainissement du cadre macroéconomique réalisés par le gouvernement nigérian.

« Au-delà des chiffres et de la communication, notre rôle est de faire un diagnostic des économies où nous sommes et de prendre position », a résumé Paul-Harry Aithnard, directeur général d'Ecobank Côte d'Ivoire. En effet, la banque mise sur les infrastructures, jugées indispensables à l'émergence de l'économie ivoirienne.

Longtemps perçue comme un simple « financeur », Ecobank Côte d'Ivoire ambitionne désormais d'être un véritable acteur dans le soutien à la croissance ivoirienne. Lors d'une rencontre avec la presse économique à laquelle a pris part AFRIMAG, la direction de la filiale ivoirienne du groupe bancaire panafricain a détaillé son ambition : quantifier son impact réel et accompagner des secteurs clés dans la durée.