La junte avait prévenu une semaine après le putsch du 5 septembre 2021 en recevant les dignitaires du régime déchu du président Alpha Condé : «Je vais tout de même vous informer, qu’un déplacement hors de nos frontières ne sera pas autorisé pendant la transition. Tous vos documents de voyage et vos véhicules de fonction doivent être remis au secrétariat de vos anciens départements », avait déclaré le colonel Mamady Doumbouya à ses hôtes.
Six mois après, la junte passe à l’action en plaçant une trentaine de personnalités qui travaillaient avec l’ancien régime sur une black-list de personnes interdites de sortie de territoire. Au total, 37 anciens ministres et dirigeants d’entreprises et d’administrations publiques accusés de «corruption, blanchiment de capitaux, détournement de deniers publics, enrichissement illicite», ont été interdits de sortie du territoire après une réquisition de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (Crief).
Dans le groupe de ces « bannis », figurent Ibrahima Kassory Fofana, ancien Premier ministre d’Alpha Condé, Ibrahima Kassory Fofana élu le 31 mars dernier président du Rassemblement du Peuple de Guinée, le parti de l’ancien président, Mohamed Diané, ancien ministre d’Etat, ministre chargé des Affaires présidentielles, ministre de la Défense nationale; Tibou Kamara, ancien ministre d’Etat, ministre à la présidence, conseiller spécial du président de la République, ministre de l’Industrie et des Petites et moyennes entreprises; Mory Doumbouya, ancien ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux ; Aissatou Baldé, ancienne ministre de la Jeunesse et de l’Emploi jeune et Bouréma Condé, ancien ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation.





Guinée



![Édito | La corruption une maladie du transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] J’ai relevé quelques exemples parmi les faits jugés et publiés, qui d’ailleurs ne correspondent qu’à une toute petite minorité des délits de corruption dont la plupart resteront impunis. Voilà le cas de l’ancien président de Sri Lankan Airlines, Kapila Chandrasena, condamné à la prison pour avoir sollicité de la part du constructeur 16 millions de dollars en échange de l’achat de 6 A330 et de 4 A350 dont la valeur totale est de 2,5 milliards de dollars. Il n’a finalement reçu que 1,45 millions de dollars et il s’est fait pincer.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/Avion-450x232.jpg)

