Le classement « Megahubs 2026 » d’OAG confirme la montée en puissance de plusieurs plateformes africaines dans la bataille mondiale de la connectivité aérienne. Johannesburg et Addis-Abeba figurent dans le Top 50 mondial, tandis que Casablanca se maintient parmi les dix hubs les mieux connectés d’Afrique et du Moyen-Orient.
Publié le 16 septembre par OAG, spécialiste mondial des données et analyses du transport aérien, le classement « Megahubs 2026 » place l’aéroport international OR Tambo de Johannesburg au 40e rang mondial et celui d’Addis-Abeba à la 50e position. Deux trajectoires se dessinent. Johannesburg recule de deux places, après avoir occupé le 38e rang lors de la précédente édition. Addis-Abeba, en revanche, réalise la progression la plus spectaculaire, avec un gain de dix places.
Cette ascension confirme le poids d’Addis-Abeba dans les échanges aériens entre l’Afrique et les marchés internationaux. Mais elle révèle également une forte dépendance à Ethiopian Airlines, qui concentre 94 % des vols de la plateforme. À Johannesburg, Airlink représente pour sa part 35 % des mouvements à destination et au départ de l’aéroport.
Casablanca dans le Top 10 régional
Dans le périmètre Afrique-Moyen-Orient, quatre plateformes africaines figurent parmi les dix premières. OR Tambo se classe deuxième, derrière un hub régional non africain, tandis qu’Addis-Abeba occupe la cinquième place. Le Caire arrive sixième et Casablanca neuvième.
La concentration autour des compagnies nationales ou régionales constitue là encore un marqueur fort. EgyptAir représente 38 % des vols du Caire, contre 73 % pour Royal Air Maroc à Casablanca. Une configuration qui souligne le rôle déterminant des transporteurs dans la construction et le maintien des grands hubs africains.
Istanbul détrône Londres
À l’échelle mondiale, Istanbul s’installe en tête du classement, devant Londres-Heathrow et Amsterdam. Kuala Lumpur, Chicago O’Hare, Séoul-Incheon, Francfort, Tokyo-Haneda, Paris-Charles-de-Gaulle et Atlanta-Hartsfield-Jackson complètent le Top 10.
Le classement 2026 traduit plusieurs changements notables. Istanbul et Heathrow échangent notamment leurs positions de tête. Chicago O’Hare grimpe de la septième à la cinquième place, tandis que Francfort passe de la quatrième à la septième. Tokyo-Haneda et Paris-CDG gagnent chacun une place, alors qu’Atlanta recule de deux rangs.
Le défi de la diversification
Au-delà du classement, la bataille se joue sur la capacité des plateformes africaines à consolider leur connectivité. L’exemple d’Addis-Abeba illustre l’efficacité d’un modèle porté par un transporteur dominant et par l’expansion continue du réseau. Mais cette concentration peut aussi créer une dépendance aux choix stratégiques et aux performances de la compagnie.
Pour les hubs africains, l’enjeu est donc double : développer les infrastructures et les liaisons tout en attirant davantage de transporteurs. Une diversification indispensable pour inscrire durablement ces plateformes dans la compétition mondiale.

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