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Kamal Mokdad, Associé Gérant de Mazars Audit & Conseil

“Nous sommes outillés pour accompagner les entreprises
et groupes marocains qui souhaitent investir en Afrique”

 

Kamal MokdadLe cabinet d’audit et de conseil, Mazars, très présent en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale, vient de racheter Global Intelligence Partners (GIP), l’une des enseignes de business intelligence les mieux cotées sur le marché marocain.

Kamal Mokdad, Associé Gérant de Mazars & Conseil et artisan du rapprochement entre les deux entreprises, compte faire jouer la synergie entre les deux cabinets au Maroc et sur le continent. Et explique comment et pourquoi Mazars s’est offert GIP.

 

AFRIMAG : En rachetant le cabinet d’intelligence économique marocain Global Intelligence Partners (GIP), qu’est-ce qui motive Mazars dans cette opération ?

Kamal Mokdad : Cette opération s’inscrit dans le prolongement de nos orientations stratégiques et de notre dynamique entrepreneuriale, consistant à développer des offres de services toujours plus innovantes et répondant aux besoins de plus en plus précis de nos clients. Elle nous permet de renforcer nos offres actuelles en nous rapprochant d’une entreprise de conseil spécialisée et qui constitue une référence sur son marché. Notre intérêt pour les métiers qui permettent de « réduire la complexité » au moyen du traitement intelligent de l’information ne date pas de cette opération. Au niveau de l’ensemble du groupe, il y a une prise de conscience globale que les métiers de la veille et de l’Intelligence stratégique constituent un segment sur lequel nous pourrons apporter à nos clients actuels ou futurs une véritable valeur ajoutée dans l’aide à la prise de décision. Au Maroc, nous avions déjà une offre dans ce domaine et étions face à deux options : renforcer cette ligne de service de manière organique, ou réaliser une opération de croissance externe. Nous avons estimé que la seconde option était plus rapide et plus avantageuse car elle nous permet d’agréger des savoir-faire additionnels et de positionner notre cabinet dans les métiers de la Big-Data. Ceci dans un environnement de plus en plus incertain qui impose aux entreprises publiques et privées de mieux articuler leur stratégie.

La nouvelle filiale de Mazars, GIP, ambitionne d’accompagner le Maroc à conforter ses positions économiques en Afrique subsaharienne, notamment dans les pays de l’UEMOA. Comment compte-t-elle y procéder ?

GIP réalise déjà plusieurs missions d’envergure en Afrique, que ce soit pour le compte d’institutionnels marocains intéressés par ces marchés, ou pour le compte de clients locaux, tant publics que privés. Il en est de même pour Mazars Maroc. Nous allons donc continuer sur notre lancée mais avec une capacité d’intervention et de création de valeur encore plus renforcée, du fait des fortes synergies escomptées de la combinaison des expertises de Mazars et de GIP.

Disposez-vous suffisamment de moyens pour faire face à la concurrence des grandes organisations d’intelligence économique chinoises, françaises, américaines ou sud-africaines déjà bien implantées dans la région ?

Le potentiel en Afrique, et plus particulièrement dans les régions de l’UEMOA et CEMAC, est important. GIP s’est forgée, depuis quelques années, une place non négligeable sur certains de ces marchés. Nous ne nous aventurons donc pas sur un terrain vierge et nous ne démarrons pas de zéro. Avec son expertise et son savoir-faire, Mazars et sa filiale GIP disposent des moyens nécessaires pour développer des offres qui répondent aux attentes de leurs clients et/ou prospects. Avec l’expérience de GIP sur le Continent, l’accompagnement de son fondateur dans le développement de nos offres, et la présence de Mazars dans de nombreux pays, je reste convaincu que nous sommes très bien outillés pour proposer notre accompagnement aux entreprises et groupes marocains qui souhaitent investir en Afrique. Nous pouvons leur baliser le terrain en leur fournissant des informations précises et crédibles sur les marchés dans lesquels ils voudraient s’installer ou développer des échanges.

L’Afrique subsaharienne a ses particularités, particulièrement culturelles dont la connaissance pourrait faire la différence. Quelle appréciation auriez-vous à porter sur ce volet ?

Je vous remercie de poser cette question parce qu’elle met le doigt sur quelque chose que beaucoup d’entreprises occultent. Il est très important qu’une entreprise qui souhaite se développer en Afrique comprenne les mécanismes de fonctionnement des différents marchés et de considérer les spécificités culturelles de chacun des pays. Les particularités culturelles diffèrent d’un pays à l’autre, d’une zone à l’autre. Il ne faut donc pas approcher tous les pays de la même manière. Chez Mazars Maroc, nous avons développé, au fil des années, une connaissance approfondie de ces différents marchés, et plus particulièrement ceux de l’Afrique de l’Ouest. Nous maitrisons les caractéristiques et les spécificités de chaque marché où nous intervenons. Les entreprises et groupes marocains ont tout à gagner à s’enquérir des bonnes informations sur les marchés cibles et solliciter des professionnels pour les accompagner dans leur projet. C’est ce que nous leur proposons, depuis le Maroc, et en relation avec nos bureaux de Mazars dans les pays convoités.

Global Intelligence Partners investissement Kamal Mokdad

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