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La Banque mondiale prête 500 millions de dollars à l’Egypte

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La ministre égyptienne de la Coopération internationale, Rania Al-Mashat

Alors que le pays subit de plein fouet les contrecoups du conflit russo-ukrainien, la Banque mondiale prévoit une inflation à deux chiffres et une augmentation du taux de pauvreté. Le Caire tente de renforcer ses filets sociaux.

La Banque mondiale vient d’accorder à l’Egypte une ligne de crédit de 500 millions de dollars pour soutenir un programme de protection sociale, a annoncé le ministère égyptien de la Coopération internationale.

Baptisé «Takaful & Karama», ce programme vise à améliorer la résilience des ménages les plus vulnérables aux chocs externes et aux crises économiques à travers des transferts financiers directs et le financement de projets d’inclusion économique et d’autonomisation.

«Le financement de la Banque mondiale servira à renforcer les capacités des couches vulnérables de la société à accéder à des opportunités d’emploi, à améliorer leurs compétences à travers des formations et à consolider leur inclusion financière», a déclaré la ministre égyptienne de la Coopération internationale, Rania Al-Mashat.

Elle a indiqué que le financement devrait aussi renforcer les capacités institutionnelles du gouvernement dans le domaine de la mise en œuvre des filets de protection sociale, en lui fournissant un soutien technique et des investissements pour l’enregistrement, le contrôle et la vérification des transferts financiers et des systèmes de comptabilité. Le programme Takaful & Karama a couvert 3,7 millions de familles vulnérables depuis son lancement en 2015.

La Banque mondiale estime dans un rapport publié le 19 décembre dernier que le taux de pauvreté en Egypte (29,7 % selon les dernières statistiques) devrait augmenter durant l’exercice fiscal 2022-2023 (1er juillet-30 juin), en dépit des multiples mesures sociales adoptées par le gouvernement. L’institution a également relevé que l’inflation devrait dépasser la fourchette cible de la Banque centrale et rester à deux chiffres au cours de l’exercice 2022-2023, « sous l’effet de la dépréciation de la Livre, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et des changements potentiels des prix du carburant ».

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