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Le Covid et après ? 

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Par Jean-Louis BAROUX
Fondateur du réseau APG
Président de l’APG World Connect

Nous sortons tout doucement de la pandémie historique qui a frappé le monde entier en tuant plus de 4 millions et demi de personnes. La seule parade est la vaccination, et celle-ci se met en place. Les difficultés sont immenses, mais reconnaissons qu’avoir sorti et validé des vaccins en moins d’un an est tout simplement prodigieux. A ce jour moins de 35% de la population mondiale a reçu la totalité des doses, mais seulement 2% pour le continent africain. A l’évidence il faudra encore beaucoup de temps avant de retrouver une situation normale dans le continent. Gardons en tête que l’Afrique n’a reçu que 200 millions de doses de vaccin pour une population de 1,373 milliard d’habitants.

La situation est d’autant plus complexe pour l’aérien que les Etats ne sont pas toujours en mesure de soutenir financièrement leurs transporteurs, en tous cas pas à un niveau équivalent à ce qui a été fait en Europe et au Moyen-Orient en particulier. Et pourtant il n’y a pas eu de grosses défaillances de compagnies aériennes dans la zone. Il faut saluer la capacité de résistance des Africains qui ont réussi à survivre dans des conditions si délicates.

Maintenant il faut rebondir. L’outil opérationnel semble être en bon état. La reprise des vols pourra donc se faire aussi rapidement que les frontières s’ouvriront et que les clients ne courront pas un risque de quarantaine soit au départ, soit à l’arrivée. Par contre il est probable que les marchés ne répondront pas aussi rapidement que les exploitations. Raison de plus pour commencer au plus tôt à labourer les marchés potentiels en ne négligeant aucune possibilité. Même les pays les plus éloignés devront être travaillés. Les solutions existent, en particulier chez APG.

Et puis il faudra innover dans la sécurisation de l’argent des clients. Il est clair que ces derniers ont été échaudés par les difficultés des compagnies à rembourser les billets qui ne pouvaient pas être utilisés. La protection des consommateurs sera un enjeu majeur dans le choix des transporteurs. A cet égard, on ne saurait trop saluer les travaux que mène actuellement l’ATAF pour réaliser ce qui n’a jamais été fait jusqu’alors : la pleine sécurisation de l’argent des passagers en face des potentielles défaillances aussi bien des agents de voyages que des compagnies aériennes.

Gardons-nous de reproduire après le Covid, les mêmes stratégies de conquête de volumes de passagers au détriment de la rentabilité des transporteurs. Les tarifs sous-coupés doivent être interdits car ils donnent une fausse perception de la valeur du transport aérien. Celui-ci est complexe, très consommateur de capital, il réclame la conjonction d’énormément de compétences très variées pour fonctionner. Il ne peut pas être bradé.

Le transport aérien est vital pour le développement du monde et de l’Afrique en particulier. Il est fondamental de le préserver.

 

Par Jean-Louis BAROUX

Fondateur du réseau APG

Président de l’APG World Connect

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