L’étude réalisée par Faber Consulting tombe à pic à deux semaines de l’assemblée générale de la Fanaf (Fédération des assureurs africains) à Kinshasa, en RDC. Les risques émergents, dont le risque climatique, sont justement un des thèmes que traiteront les professionnels lors de ce rendez-vous.
92,3% des dirigeants des compagnies opérant en Afrique ont observé une hausse de la fréquence des risques climatiques ces dernières années, selon l’étude que vient de produire le cabinet Faber Consulting pour l’Organisation des Assurances Africaines (OAA). Le rapport intitulé «Pouls de l’Assurance en Afrique 2022 : le changement climatique et son impact sur l’industrie de l’assurance en Afrique» se base sur une enquête réalisée auprès de 26 dirigeants de compagnies d’assurances, de sociétés de réassurance et de courtiers.
Quatre risques ont été cités plus souvent par les dirigeants sondés : les cyclones (notamment à Maurice, à Madagascar et au Mozambique), les inondations (Afrique de l’Ouest et Afrique de l’Est notamment), les feux de forêt (Afrique du Nord) et les tempêtes de grêle (Afrique australe). En parallèle, 8 dirigeants sur 10 affirment avoir relevé une accélération de la récurrence des tempêtes tropicales et des inondations.
57% des entreprises seraient prêtes à souscrire à une assurance contre les risques climatiques
Interrogés sur les aléas météorologiques auxquels leurs marchés sont exposés, les assureurs citent dans l’ordre les inondations (100%), les sécheresses (84,6%), les fortes pluies (73%) et les cyclones tropicaux (57%).
L’étude Faber Consulting révèle que 57% des entreprises seraient prêtes à souscrire à une assurance contre les risques climatiques, tout en tempérant par leur sensibilité au prix variable selon qu’il s’agit des multinationales ou des PME.
L’Afrique est l’une des régions du monde les plus touchées par les catastrophes naturelles et les plus exposées aux effets du changement climatique, alors que le continent en est le plus faible émetteur de gaz à effet de serre. Cinq pays africains figurent parmi les dix les plus touchés dans le monde par des phénomènes météorologiques extrêmes en 2019 : le Mozambique, le Zimbabwe, le Malawi, le Soudan du Sud et le Niger. D’après l’Organisation météorologique mondiale, entre 1970 et 2019, 1695 catastrophes naturelles en Afrique ont causé des pertes économiques estimées à 38,5 milliards de dollars. Pour les assureurs africains, le changement climatique constitue avant tout une opportunité d’affaires, affirment unanimement (100%) les dirigeants interrogés par Faber Consulting.











